"Les termes outranciers sont de la diffamation !" : à Saint-Affrique, bloc fermé puis rouvert, bras de fer entre direction et CGT

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La direction répond aux propos de la CGT. Le bloc et la maternité ont réouvert hier soir.

Dans un communiqué en date du vendredi 10 avril (notre édition du samedi 11 avril), la direction du centre hospitalier (CH) Émile-Borel annonçait qu’à la suite de l’apparition, le mardi 7 avril, de désordres structurels au niveau du plafond et des murs du bloc opératoire, des travaux urgents de reprise ont été réalisés. Aussi, compte tenu du contexte aseptique du bloc opératoire, des contrôles d’air et de surface ont été réalisés et il fallait attendre sept jours pour obtenir les résultats. « Les activités de bloc opératoire, et par voie de conséquence les accouchements, sont suspendues jusqu’au jeudi 16 avril à 18 h 30, sous réserve de la conformité des résultats, » déclarait alors la direction de l’hôpital.

« Les termes outranciers sont de la diffamation ! »

Face à cette situation, le syndicat CGT du CH Émile-Borel a réagi via un communiqué ayant pour titre « la direction de l’hôpital de Saint-Affrique met en danger la population » (notre édition du mardi 14 avril). « La direction a accepté de conserver une astreinte pédiatrique, une sage-femme et quelques personnels du bloc opératoire pour la prise en charge des urgences, déclarait la CGT. La direction a refusé de conserver une astreinte gynécologique. Le personnel a alerté du danger que cela induirait pour la population pour toutes les urgences gynécologiques qui peuvent mettre en danger les femmes, les futures mamans et leur bébé. » Pour Régine Sauveplane, infirmière aux urgences et secrétaire de la CGT, « la direction reste sourde à cette alerte et pire, elle décide de supprimer en plus les gardes des sages-femmes ». Et de conclure : « L’hôpital de Saint-Affrique a les moyens de vous soigner. La direction décide de ne pas les utiliser. Nous espérons vivement que le bloc opératoire rouvre jeudi et que nous serons à nouveau en sécurité ».

Dans un communiqué transmis ce jeudi 16 avril, la direction du CH Émile-Borel répond : « Non, la direction de l’hôpital de Saint-Affrique ne met pas en danger la population ! Le syndicat CGT porte des accusations graves envers la direction de l’établissement. Les termes utilisés, outranciers, relèvent de la diffamation. Au contraire des assertions du syndicat, tout a été mis en œuvre pour garantir aux usagers de l’hôpital la sécurité, la qualité et la continuité de la prise en charge pendant la fermeture du bloc opératoire et de la maternité. » La direction explique que les interventions prévues au bloc ont été reprogrammées ou transférées au CH de Millau.

Des activités maintenues

Les parturientes suivies dans le service de maternité ont été informées de la situation et réorientées vers d’autres établissements au besoin. Les activités qui pouvaient être maintenues l’ont toutes été. C’est notamment le cas des consultations gynécologiques et de préparation à l’accouchement, mais également des Urgences et des services de médecine.

« Les personnels médicaux et soignants ont le plus souvent été maintenus en fonction, même en l’absence d’activité, déclare Jean-Pierre Oulhen, directeur adjoint en charge des ressources humaines qui assure l’intérim de direction cette semaine. Cela était le cas des gardes de nuit des sages-femmes avant que le syndicat CGT n’avance un « sentiment d’insécurité » de ces personnels. La suspension, le lundi 13 avril, de ces gardes de nuit répondait donc à ce sentiment d’insécurité, dans une situation où la présence des sages-femmes de nuit n’était pas requise, le service étant fermé. Ces gardes ont été remises en place dès le mardi 14 avril, en accord avec les agents concernés et après avoir défini les missions et tâches pouvant leur être confiées ».

Une organisation mise en œuvre en amont

Pour la direction, toute cette organisation a été mise en œuvre en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs : personnels médicaux et soignants de l’établissement, services de secours (pompiers et Samu), Agence régionale de santé, services de l’État : « La population, les centres hospitaliers susceptibles de recevoir des patients de Saint-Affrique et de son bassin de population, la municipalité, les élus locaux, ont été informés et continuent à l’être. » Jean-Pierre Oulhen s’interroge alors « sur les réelles motivations du syndicat CGT, qui, dans chacune de ses communications, s’attache à distiller et à alimenter peurs et inquiétudes. La direction du CH Émile Borel continuera à travailler avec tous ceux qui aujourd’hui s’investissent pour maintenir une offre de soins qui réponde aux besoins de la population. Cet objectif est largement partagé par les professionnels de l’établissement et sera pleinement atteint avec la mise en service de l’hôpital commun Sud-Aveyron ». Quant aux activités de bloc opératoire et aux accouchements suspendus jusqu’au jeudi 16 avril à 18 h 30, sous réserve de la conformité des résultats, Jean-Pierre Oulhen annonçait hier en fin d’après-midi : « Nous allons rouvrir dès ce soir (NDLR, jeudi 16 avril) le bloc opératoire et la maternité. »

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