Le premier conseil communautaire post-élections municipales a eu lieu, ce jeudi 16 avril 2026. Valérie Rebois-Chemin, la maire de Badaroux, a notamment été élue première vice-présidente.
Les urnes finissent de chauffer en cette période post-élections municipales. Ce jeudi 16 avril 2026, les élus de la communauté de communes ont désigné leur président. Celui qui mènera les débats pour les six – voire sept – prochaines années est Patrice Saint-Léger, maire de Mende et seul candidat. Il obtient 22 voix, contre six bulletins blancs. Il succède une nouvelle fois à Laurent Suau, qui a occupé ce poste de 2020 à 2026.
Six vice-présidents ont été élus ce jeudi. Deux postes supplémentaires seront pourvus lors du prochain conseil. Valérie Rebois-Chemin, maire de Badaroux, devient première vice-présidente ; David Soulié, maire de Barjac, deuxième ; Alain Soblechero, maire de Saint-Bauzile, troisième ; Lionel Ressouche, maire de Balsièges, quatrième ; Laurent Toiron, maire de Pelouse, cinquième ; Claude Meissonnier, maire du Born, sixième.
« Moi, un peu d’humour » : c’est par ce bulletin manuscrit que Claude Meissonnier a voté pour lui-même. Mais la loi est stricte : toute fantaisie rend le vote nul.
« Une exigence et un esprit de responsabilité »
Après son élection Patrice Saint-Léger s’est adressé à ses confrères. « Je veux d’abord vous dire, avec simplicité mais avec une profonde sincérité, le prix que j’attache à la confiance que vous venez de me témoigner. Cette confiance, je la mesure pleinement. Elle oblige. Elle honore. Et elle appelle, plus encore qu’un engagement, une méthode, une exigence et un esprit de responsabilité à la hauteur de la fonction que vous me confiez aujourd’hui », a-t-il commencé.
Avant de s’engager devant les autres élus : « Une communauté de communes ne se gouverne pas par centre de gravité unique, elle se construit par la fidélité à chacune de ses communes […]. C’est pourquoi je tiens à le dire avec force : chaque commune doit participer, doit être associée, doit compter. Oui, Mende est la ville centre. Nul ne le conteste. Mais Mende ne réussit pas seule ! Elle s’inscrit dans un ensemble vivant […]. Il n’y a pas de ville centre forte sans un territoire alentour fort. Il n’y a pas de projet communautaire sans solidarité. Il n’y a pas d’avenir commun sans travail d’équipe. »
« Faire les comptes »
Le maire de Mende a également assuré qu’un état des lieux serait réalisé au niveau de la communauté de communes, « sans complaisance, avec méthode et sans procès d’intention. » Et d’ajouter à ce sujet : « Les communautés de communes portent des compétences essentielles, au premier rang desquelles le développement économique. Mais force est de constater qu’elles sont, pour beaucoup, de plus en plus exsangues économiquement. Ce constat n’est pas une critique gratuite. C’est un appel à la responsabilité. Nous allons prendre le temps de faire les comptes, de regarder la réalité en face, d’évaluer nos marges de manœuvre et de décider en connaissance de cause. »
Les indemnités du président et de ses vice-présidents ont également été votées. Patrice Saint-Léger sera rétribué à hauteur de 1 442 € bruts mensuels ; les vice-présidents toucheront 732 € bruts mensuels.










