Quelle suite donnée au projet de parking-silo, à La Placette, après sa suspension par la mairie de Nîmes ?

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Le projet de parking-silo rue Hôtel-Dieu, dans le secteur Porte de France et de La Placette, porté par le promoteur Tissot et par GGL, est suspendu par la mairie qui demande de réétudier ce dossier. Mais quelle sera la suite ? Début de réponse avec les différents protagonistes.

Le projet de parking-silo sur le terrain de la rue de l’Hôtel-Dieu, propriété du promoteur Tissot, sortira-t-il de terre ? La question mérite d’être posée depuis que la mairie de Nîmes a demandé de réétudier le dossier. Une démarche qui vient après celle du comité de quartier de La Placette qui a déposé, avec le syndicat d’un immeuble voisin et deux requérants à titre individuel, un recours au contentieux le 28 mars puis, deux jours après, un second, mais cette fois gracieux, à la mairie.

Depuis, les échanges se multiplient entre les protagonistes du dossier et Pierre Jaumain, nouvel adjoint à l’urbanisme depuis la victoire de la liste de gauche et écologiste aux municipales. « On s’intéresse à ce que l’on dit, ça change de l’ancienne municipalité », lance le président du comité de quartier de La Placette Bernard Simon. Ce dernier se dit plutôt optimiste : « On est entre de gens de bonne compagnie ! » Il espère que le promoteur immobilier Romain Tissot est disposé à proposer une autre variante de son projet porté avec GGL.

Des échanges entre la mairie et le promoteur la semaine prochaine ?

Interrogé sur ce dossier, Romain Tissot, prudent, apporte quelques précisions sur la suite des événements : « Nous souhaitons pouvoir échanger avec la municipalité prochainement. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous avec M. le maire ainsi qu’avec son adjoint à l’urbanisme M. Jaumain, avec qui nous avons déjà pu échanger par téléphone en début de semaine, préalablement à la réception du courrier de la Ville. »

Pierre Jaumain confirme sa volonté de voir au plus vite, probablement la semaine prochaine, le promoteur : « Nous ne sommes pas dans un esprit de contentieux. Je suis pour le respect de la parole des porteurs de projet ainsi que des habitants du quartier. Je respecte le promoteur, propriétaire du terrain, qui est un investisseur dans la ville. Mais le projet doit s’adapter. J’ai senti, au téléphone, que le promoteur était dans esprit constructif. Je m’attends à ce qu’il présente ses nouvelles propositions. »

La mairie, qui a pris connaissance du recours gracieux du comité de quartier, n’a pas trop attendu pour se positionner sur ce dossier. « Nous étions déjà sensibilisés à ce dossier avant le recours. On savait que ce projet n’était pas accepté pour des risques de nuisances ».

Marqueur fort pour la nouvelle municipalité

Pour la nouvelle municipalité, la gestion de ce dossier pourrait constituer un marqueur fort. Elle ne sera pas insensible au fait que le promoteur revoit à la baisse son nombre de places de parking. Pierre Jaumain, pragmatique, sait que certains secteurs de la ville ont besoin de stationnement.

Et la zone du centre des congrès et des hôtels 4 et 5 étoiles près de la Porte de France ? « La plupart des clients de ces hôtels arrivent à la gare. En termes de parking, tout est question de proportion. En tout cas, à la place, sur ce terrain privé, il n’y aura pas de parc urbain ou jardin public. Il faut trouver une solution équilibrée. »

Pour sa part, le président du comité de quartier de La Placette n’est pas opposé, avec ses membres, au projet initialement présenté par Romain Tissot et GGL « avec un immeuble d’habitation, des commerces, bureaux, parkings en sous-sol mais avec une centaine de places. On n’a pas besoin de parking public ».

Pour le promoteur, « c’est prématuré de parler d’évolutions du projet »

Mais qu’en pense Romain Tissot, propriétaire du terrain qui devra faire l’objet de fouilles archéologiques en cas de projet résidentiel et où avaient été trouvées des traces de mercure ?

Le promoteur n’en dira pas davantage sur une éventuelle nouvelle proposition faite à la mairie : « C’est une opération immobilière strictement privée, sur un terrain dont nous sommes propriétaires. Il ne s’inscrit pas dans le cadre d’une délégation ni d’un projet porté par la précédente municipalité. Il a en revanche été autorisé dans le respect des règles de l’urbanisme en vigueur, après instruction par les services compétents de la ville de Nîmes. À ce stade, il est prématuré de se prononcer sur d’éventuelles évolutions. Notre démarche reste constructive avec la volonté de rechercher une solution équilibrée dans ce quartier en pleine mutation ».

Les riverains espèrent qu’un nouveau permis de construire sera déposé, ce qui pourrait lever tout recours. Un scénario possible.

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