« Ça devient usant », souffle Vincent Vaissière. Il est l’un des deux gérants de La Rosa Negra, un bar à Tapas situé à Saint-Cyprien… qui a subi un troisième cambriolage en un an, dimanche dernier. Le 12 avril, un homme s’est introduit dans le restaurant pour voler de l’alcool, alors que le gérant assistait en temps réel au cambriolage, grâce à la vidéosurveillance reliée à son téléphone.
« J’ai pu voir en direct cet individu rentrer et se servir ! », détaille le gérant, qui a donc immédiatement appelé la police. En recoupant les images avec la vidéosurveillance de la ville, les agents de la BAC sont parvenus à retrouver le cambrioleur et à l’interpeller, lundi 13 avril, à quelques rues du restaurant. Et cet homme de 40 ans leur réservait quelques surprises.
Evadé de prison
« On réalise très vite qu’il est en fait recherché pour évasion depuis plus d’un mois », explique une source policière d’Actu Toulouse. Incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers, le fugitif avait eu une permission de sortie le 9 mars, et n’avait jamais réintégré la prison.
Et ce n’est pas tout ! Son ADN va le relier à un autre cambriolage, également commis à Toulouse. Le quadragénaire sans domicile fixe a donc été auditionné pour les faits de cambriolage et pour son évasion de la maison d’arrêt de Béziers. Il a été jugé en comparution immédiate ce jeudi 16 avril, et condamné à 210 heures de travaux d’intérêt général – à effectuer dans un délai de 18 mois.
Une vingtaine de marginaux stagnent sur la place
« C’est un marginal, pas un grand voyou, et techniquement il n’a pas volé grand chose de valeur », confirme Vincent Vaissière. « Mais c’est la troisième fois en un an que ça nous arrive, donc ça commence à être usant. »
Le gérant dénonce le sentiment d’insécurité croissant dans la zone, accentué ces derniers temps par la présence quotidienne « de 20 ou 30 marginaux, qui traînent toute la journée sur la place Jean Diebold » – où est situé le restau.
La situation ne fait pas bon ménage avec les commerces
« Les problèmes de ce genre sont vraiment devenus réguliers depuis leur arrivée ; ce cambriolage est le fait d’un marginal, mais il y a aussi des fois où ils se battent en se balançant nos tabourets, où ils jettent notre poubelle sur le mur du bar… Et puis ils sont collés à la mairie (de quartier, ndlr), dont la façade est clairement devenue leur urinoir. »
Une situation qui ne fait pas bon ménage, ni avec les clients, ni avec les salariés. « On est un petit restau, on pourrait se permettre de n’avoir qu’un serveur en hiver, mais on doit toujours en avoir deux, car des employées se sont faites agresser en allant à leur voiture, et un autre s’est fait casser son scooter par exemple », détaille Vincent. « C’est usant, ça pèse sur la santé mentale des salariés, ça nous pourrit la vie au quotidien. »
Trouver une solution de fond
Pour alerter sur ce continuum d’évènements pesants, les gérants de la Rosa Negra ont donc envoyé un courrier à la mairie de quartier, au mois de mars 2026. Ils n’ont, pour l’heure, pas reçu de retour. « Pour leur défense, c’était en pleine période électorale, souligne Vincent Vaissière. Mais on aimerait simplement qu’une solution de fond soit trouvée – sans pour autant déplacer le problème. »
Car le gérants ont d’autres chats à fouetter : en plus de leurs restaurants Rosa Negra déjà existants, ils ont pour projet d’investir un nouveau lieu prochainement, dans le quartier des Sept Deniers.
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