Water-polo : anciennes et nouvelles joueuses se regroupent sur la région pour endiguer la disparition de la pratique féminine montpelliéraine

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Au Sea Sun Polo, Julie Brechner – ancienne joueuse de l’équipe Languedoc Roussillon Waterpolo, ex-formation rattachée au Montpellier WP – et Yannis Yebdri, président, veulent relancer une pratique féminine qui, en une décennie, a presque disparu de Montpellier.

Depuis la fin de la section féminine du Languedoc-Roussillon Water-polo, la métropole n’a plus de formation dédiée : « On ne dénombre que cinq pratiquantes, explique Julie Brechner. En Occitanie, seul Toulouse a assez de joueuses pour une équipe, sans l’avoir engagée en championnat cette année ».

Le week-end du 11 avril, pour la première fois depuis 10 ans, un match 100 % féminin s’est tenu sur Montpellier, sous l’égide de Sea Sun Polo, club de Nationale 3 : « Sinon, ces cinq Montpelliéraines jouent en mixte, en N3 ou R2, pointe Julie. On envisage une équipe couvrant l’ex Languedoc Roussillon car l’Occitanie est trop grande pour nous. Le but étant de pouvoir jouer contre les Toulousaines. On a fait des ententes avec Perpignan et Portet-sur-Garonne, avec deux à trois filles d’Albi et Tarbes ».

Julie Brechner a aussi rappelé « des anciennes de Nationale 2, revenues donner l’impulsion d’une équipe correcte. Cela fait 13 ans qu’on a arrêté et, entre-temps, les niveaux ont changé. Maintenant, c’est Élite et Nationale 1, sans niveau inférieur pour les filles séniors. Tu rentres tout de suite en N1 et après, c’est les pros. Enfin, l’Élite quoi… On est sur du sport féminin hein, donc professionnel n’est qu’un nom… »

« Ces femmes jouent sans ego »

C’est là une des raisons du déclin du water-polo féminin montpelliérain : « On vieillissait, les jeunes étaient étudiantes ; les projets de vie personnels et, surtout, professionnels te rattrapent. À l’image d’Anaïs, qui avait monté la section régionale avec moi, elles sont parties travailler ailleurs. Toute seule, je n’avais pas le cœur à relancer cela sans mes copines. Mais, lors de ce match, j’ai vu ces femmes jouer sans ego, discuter après-match de leur vie sans comparer leurs statistiques sportives. Cela m’a redonné le goût de nous retrouver entre filles ».

En juin, un autre 100 % filles se tiendra à Perpignan pour que chaque ville ayant des joueuses organise une rencontre. C’est aussi là-bas qu’il y aura des entraînements régionaux. « À l’époque, on avait un bon niveauLà, c’est très mélangé, certaines n’ont jamais joué, d’autres sortent de leur retraite. La plus jeune a 25 ans et une ancienne de très bon niveau, 52 ans, nous a contactées. Tant que tu sais nager, on prend ! Pour 2026-2027, on aimerait une équipe Sea Sun Polo mais il faut au moins 15 à 20 joueuses. Sinon, on continuera les ententes et le plus de matches possible ».

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