À un mois des municipales à Perpignan, SOS Racisme a lancé une campagne d’affichage contre le maire RN sortant, Louis Aliot. Celui-ci a dénoncé "une propagande" et lancé sa propre contre-campagne.
« C’est Louis ou moi » : à un mois des élections municipales, SOS Racisme a lancé une campagne d’affichage à Perpignan pour une ville « antiraciste », visant le maire RN Louis Aliot, qui a aussitôt dénoncé « une propagande » et entamé une contre-campagne.
« Pour nous c’est Louis », répondent les partisans du maire sortant et candidat à sa réélection, sur un tract où la célèbre main de SOS Racisme n’est plus jaune mais bleu-blanc-rouge, tandis que la légende « touche pas à mon maire » a remplacé le slogan « touche pas à mon pote » créé par l’association dans les années 80.
« Le racisme est un délit et non pas une opinion »
« On n’est pas étonné par sa réaction, il ne fait pas grand-chose sur ces sujets, on se demande parfois s’il est maire », déclaré auprès de France 3 Régions, Kevin Courtois, membre de l’antenne locale de SOS Racisme. « Il y a une libération de la parole raciste localement, ça crée de la résignation et très peu de personnes portent plainte, mais il faut rappeler que le racisme est un délit et non pas une opinion », ajoute-t-il.
SOS Racisme propose notamment qu’un conseiller municipal soit désigné délégué à la lutte contre les discriminations, que la police municipale délivre des récépissés lors des contrôles ou que les noms des lieux publics rendent hommage à des « figures représentatives de la diversité française ».
Pour le RN des Pyrénées-Orientales, « à Perpignan, personne ne peut sérieusement prétendre avoir été victime d’une quelconque discrimination depuis l’arrivée de Louis Aliot » à la mairie, en 2020. « Nous dirigeons cette ville dans le respect absolu de chaque habitant, sans distinction d’origine, de religion ou de condition », ajoute-t-il dans un communiqué diffusé lundi, dénonçant une « campagne de désinformation ».
Mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires
M. Aliot part favori dans la course à sa succession, face à une gauche divisée et un candidat de droite minoritaire, mais la justice pourrait le contraindre à démissionner quelques mois après les municipales des 15 et 22 mars, s’il est condamné et déclaré inéligible dans l’affaire des assistants parlementaires.
Il aura face à lui Agnès Langevine, candidate Place Publique investie par le PS, Bruno Nougayrède, soutenu par la droite et les macronistes, Mickaël Idrac (LFI), allié aux Ecologistes, et le socialiste dissident Mathias Blanc, soutenu par des militants du PS et du PCF, même si les instances nationales de son parti lui ont préféré Mme Langevine.



