Des slips plantés à 20 centimètres sous terre : pourquoi des habitants se lancent-ils dans cette drôle d’opération ?

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Ce mercredi 22 avril, cinq slips seront enterrés dans des parcelles à Nantes (Loire-Atlantique) avec pour but, à terme, d’analyser la vie dans ces sols. Les caleçons seront effectivement déterrés dans quelques mois, leur état général permettant, à terme, de repenser les usages et le traitement de sols.

Ce n’est pas une blague : à Nantes, quelques habitants sont invités à venir planter leurs slips. Cinq, pour être tout à fait précis, dans plusieurs parcelles. Cette opération, c’est l’Ambassade de la biodiversité urbaine qui l’organise demain, mercredi 22 avril. Objectif ? « Sensibiliser le grand public à la richesse biologique des sols, souvent méconnue mais essentielle au fonctionnement des écosystèmes », a énoncé la Ville dans un communiqué cité par actu Nantes.

Concrètement, ces slips reposeront dans la terre durant quelques semaines, avant une exposition prévue en septembre. « Plus le textile est dégradé, plus la vie du sol avec les micro-organismes (bactéries et champignons) est active », abonde la municipalité.

Une opération qui n’a rien d’inédit

Cette initiative, qui peut faire rire, n’est pas si insolite. Comme l’explique actu Nantes, elle s’inspire d’une opération menée au Canada il y a dix ans.

Dans l’Hérault aussi, quelques caleçons ont passé quelque temps dans la terre.  : cette année-là, plusieurs slips en coton avaient été enfouis en pays de l’Or, dans les vignes, des grandes cultures, et dans des serres destinées au maraîchage, nous détaillait Jackie Galabrun-Boulbès, vice-présidente de la Métropole de Montpellier. « Nous porterons un regard différent sur la vie des sols », s’était, d’avance, réjoui le viticulteur Fabien Diet, à Montaud.

Pour penser de bonnes pratiques

Pourquoi du coton ? « Car ils ne polluent pas les sols », justifiait aussi, Morgane Maitrejean, alors chargée de mission agro-environnement à l’agence de l’eau, précisant que la profondeur idéale était de 20 cm.« À cette profondeur, il y a de la vie ».

Et Sébastien Larnaud, de la chambre d’agriculture de l’Hérault, de prédire, à la suite d’une récolte à Saint-Drézéry, que « ces analyses permettront d’adopter les bonnes doses d’engrais, les bons porte-greffes », Sébastien Larnaud, de la chambre d’agriculture de l’Hérault à la suite d’une récolte à Saint-Drézéry.

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