Alertée par des témoignages, l’association Les Tata’s de Haute-Garonne a constaté l’horreur ce vendredi 17 avril à Viane dans le Tarn. Le propriétaire s’est appliqué à faire le ménage avant la venue des services vétérinaires, ce lundi 20 avril.
« C’était un film d’horreur » : alertée par l’ex-conjoint d’un exploitant agricole basé à Viane dans le Tarn, via la Direction départementale de protection de la population (DDPP), l’association toulousaine de protection animale Les Tata’s s’est rendu sur les lieux ce vendredi 17 avril, en compagnie des gendarmes de Lacaune, racontent La Dépêche du Midi, France 3, Ruralités 2024 et Le Progrès Saint-Affricain.
Une situation qui durerait depuis des mois
Là, les membres de l’association découvrent livrés à eux-mêmes, sans nourriture ni eau, affamés voire agonisants, plus de 360 animaux de toutes sortes, des moutons et leurs agneaux, des volailles, des cochons, des lapins et des chats. Certains enfermés, certains errants, mais tous en compagnie de cadavres.
« Des carcasses, des animaux en train de mourir », raconte Yvana Vargas, la présidente des Tata’s, qui a même vu un agneau mourir sous ses yeux. « Ils étaient tellement affamés qu’ils nous sautaient dessus« , fulmine-t-elle, « ce n’est pas de l’abandon, c’est de la négligence« .
Des animaux déplacés vers l’Aveyron
Avant le week-end, les Tata’s vont donc immédiatement rapporter aux autorités la situation dans cette exploitation agricole. Et reviennent le lundi 20 avril, avec les services sanitaires et à nouveau les gendarmes. Mais la situation a quelque peu changé entretemps. Ce qui a compliqué l’expertise des vétérinaires.
L’exploitation a été nettoyée, les cadavres des bêtes enlevés et « près de 80 animaux ont disparu depuis vendredi, notamment les lapins« , commente Yvana. Des animaux probablement déplacés vers l’Aveyron où l’ancien couple gérait ensemble un restaurant, du temps où ils vivaient et travaillaient ensemble (la séparation date d’il y a environ 3 ans).
La présidente y voit là « une dissimulation de preuves« , même si ce lundi, une brebis est encore morte sous leurs yeux et sous celui d’une caméra. Restent également les images et les photos prises par l’association lors de la première visite, qui vont être reversées dans le dossier de cette enquête en cours pour maltraitance animale.









