Face à l’augmentation significative du prix des carburants, les aides à domicile héraultaises ont fait grève, ce mardi 21 avril, devant l’entrée de l’Hôtel du Département à Béziers. Une augmentation des salaires et des indemnités kilométriques est demandée alors que les associations du secteur se disent touchées par la diminution des subventions départementales.
Comme un malheureux symbole. À quelques mètres de l’entrée de l’Hôtel du Département de l’Hérault, avenue Maréchal-Foch à Béziers, une station-service affiche des prix que tout le monde pensait inatteignables il y a encore quelques semaines. C’est dans ce contexte qu’une soixantaine d’aides à domicile de l’Ouest Hérault ont fait grève, ce mardi 20 avril, devant l’institution départementale, à l’appel de la CGT.
« Nous voulons une augmentation des salaires et des indemnités kilométriques », demandent-elles, quasi à l’unisson. Et pour cause, ces salariées d’associations ou d’entreprises spécialisées utilisent dans la très grande majorité leur véhicule personnel afin de venir en aide aux personnes âgées, notamment touchées par des pathologies. « Pour leur préparer à manger, les emmener aux courses ou chez le médecin, leur faire le ménage, explique Katia Satger, elle-même auxiliaire de vie sociale, et élue au CSE de l’association Présence verte service. On a du mal à remplir le réservoir, simplement pour travailler. »
« À Sérignan, nous n’avons qu’une seule voiture à disposition pour 32 salariées, décrit Natacha Buquet, déléguée syndicale CGT à l’ADMR. Nous n’avons pas le droit à des primes, certaines grilles de rémunération sont en dessous du Smic, les salaires ne sont pas indexés par l’inflation. Et d’autres ne sont même pas à temps plein, donc elles n’ont pas de salaires importants. Actuellement, nos indemnités kilométriques s’élèvent à 38 centimes par kilomètre. Nous, on demande que ce soit au moins 60 centimes. »
« Le Département de l’Hérault ne donne pas assez »
Le choix de faire grève devant l’antenne biterroise du Conseil départemental n’est pas anodin. « Pour certaines associations, cela représente près de 80 % de leur budget », éclaire Katia Satger. « Le Département de l’Hérault ne donne pas assez, il faut que toutes les subventions augmentent », poursuit Natacha Buquet. Ce lundi après-midi, une délégation syndicale devait être reçue par le Département, au siège montpelliérain.
« Nous, on appelle à ce que le mouvement se répète et s’amplifie, abonde Julien Rader, secrétaire général de l’union locale CGT de Béziers. Avec comme point d’orgue, la mobilisation du 1er mai. Nous demandons au gouvernement un blocage des prix et une augmentation générale des salaires. »









