Une enseignante risque de perdre son poste après qu’un parent d’élève s’est plaint de son comportement. "Une accusation infondée", selon tous les autres parents.
Les parents d’élèves d’une classe de l’école Charles-de Foucauld sont sans nouvelle de l’avenir de l’institutrice de leurs enfants. Juste une semaine avant les vacances scolaires, l’enseignante a été mise à pied à la suite d’une inspection. Un parent d’élève, membre de l’Apel (Association de parents d’élèves de l’enseignement libre), qui aurait, selon d’autres parents, des griefs contre cette institutrice, aurait assuré que son attitude en classe n’était pas adéquate avec l’enseignement prodigué à de jeunes enfants.
Réponse immédiate du rectorat pour « protéger les enfants« , l’enseignante perd son poste. « Aucun de nos enfants ne se plaint du comportement de la maîtresse, explique une mère d’élève. On ne peut pas virer une enseignante sur la foi d’un seul parent d’élève. En plus, il ne s’entend pas avec elle. Nos enfants réclament cette institutrice. »
« Il n’y a jamais eu d’écart »
Une autre mère d’élève insiste : « Des enfants de médecins, d’avocats sont dans cette classe. Ils ont écouté leurs enfants, aucun d’eux ne vient relever le moindre écart de comportement de cette personne, pas plus que les notres. Le directeur ne nous donne aucune réponse, le rectorat non plus. Ce n’est pas admissible« . La veille du départ en vacances des enfants, la direction de l’établissement, que Midi Libre n’est pas parvenu à joindre, avait indiqué que l’institutrice devait reprendre sa place. Elle n’est pas revenue.
« Nous avons contacté le directeur, assure un collectif de parents qui se mobilise pour sauver la place de l’enseignante. Il nous a dit qu’elle serait là pour la rentrée. C’est bien, mais quand nous appelons la maîtresse de nos enfants, elle n’est au courant de rien. Les enfants sont heureux avec elle, ils ne comprendraient pas une telle décision alors que pour eux, il n’y a jamais eu d’écart. » Selon des informations recueillies par Midi Libre, l’établissement n’aurait pas reçu de contrat de travail pour que l’enseignante puisse retrouver son poste et il faut aussi que le rectorat débloque la situation afin que l’avenir de l’institutrice soit fixé.
En période de vacances scolaires, le rectorat n’a pas répondu à nos sollicitations.








