Municipales 2026 à Lunel : des enjeux différents pour les sept candidats en lice au premier tour

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À quatre jours du scrutin, ils sont finalement 7, sur la ligne de départ à Lunel. Tous avec un premier objectif : passer la barre des 10 % des suffrages exprimés et peser ainsi au second tour. Détails.

Qui aurait pu prédire, il y a un an, un tel scénario ? Sept candidats se présentent, ce dimanche, aux suffrages des 19 206 Lunellois inscrits, à date, sur les listes électorales ce dimanche 15 mars. Dans l’ordre du tirage au sort des panneaux électoraux, il s’agit de Bruno Gagne (Pour l’Union populaire, Lunel fière et solidaire), Stéphane Dalle (Lunel au cœur), Paulette Gougeon (Mon parti, c’est Lunel), Stéphane Muscat (Envie de Lunel), Thierry Razigade (Vivons Lunel), Anthony Belin (Lunel c’est vous !) et Lise Florès (Lunel collectif, gauche et écologie citoyennes). Sept candidats qui partagent un objectif commun : dépasser les 5 % de suffrages exprimés pour être remboursés des frais qu’ils ont engagés et atteindre les 10 % pour espérer peser pour le second tour, soit en se maintenant soit en fusionnant avec une autre liste. Une fusion qui devra impérativement se nouer avant ce mardi 17 mars à 18 h, date et heure limite du dépôt, en préfecture, des listes pour le second tour. En attendant, voici, un état des lieux des enjeux du scrutin de dimanche pour chacun des candidats.

Que pèse la gauche hors PS ?

C’est un vrai test pour LFI qui, ce dimanche, va pouvoir précisément mesurer son poids électoral dans la cité pescalune.
Pour l’évaluer, le candidat Bruno Gagne, qui a trouvé un accord avec le PCF, ne peut guère que se référer aux municipales de 2014 où le PCF a recueilli 5,32 % des suffrages (561 voix). Le candidat a sans doute en tête aussi la qualification, au second tour, de Nadia Belaouni (LFI) aux législatives de 2024 (3 406 voix). “Petite” nuance : ce résultat était le fruit d’une union parfaite à gauche. Or cette fois, l’union n’existe pas, même hors PS, puisque Lise Florès et son groupe Lunel collectif gauche et écologie citoyennes sont également sur la ligne de départ. Ces derniers sont soutenus officiellement par Les Écologistes et diverses petites formations de gauche, mais ils espèrent aussi séduire des électeurs PS ou PC hostiles à l’union avec le maire sortant Paulette Gougeon et avec LFI. Entre Bruno Gagne et Lise Florès, il y a donc forcément un match dans le match dimanche et un rêve commun : dépasser les 10 %.

Trois en quête d’une part d’héritage…

Trois candidats (Paulette Gougeon, Stéphane Dalle et Stéphane Muscat) se ressemblent. Ils ont la même ambition d’être en pôle position dimanche soir, et ils vont puiser forcément à peu près dans le même électorat, c’est-à-dire dans les 3 284 voix réunies par Pierre Soujol au second tour en 2020 auxquelles s’ajoute forcément “la prime de bilan”, pour les sortants. Paulette Gougeon a deux atouts dans son jeu : elle dispose du soutien officiel du PS qui a apporté plus de 1 000 voix à l’ancien maire il y a six ans et le fait d’être, quoi que certains en disent, le maire sortant, autrement dit, première héritière de Pierre Soujol. Mais ce statut l’oblige à plier le match au premier tour en se détachant nettement de tous ses concurrents.
L’ancien premier adjoint Stéphane Dalle est a priori le mieux placé pour séduire également l’électorat de Pierre Soujol. Ex-premier adjoint, il a assuré l’intérim à quatre reprises soit quasiment deux ans. Son principal écueil reste quand même son échec à convaincre une majorité des siens, en juin, de lui confier la fonction de maire. Toutefois, pour espérer devenir premier magistrat ou pour peser au second tour, il doit être en tête dimanche ou au coude à coude.
Même obligation pour Stéphane Muscat dont l’étendue du creuset électoral reste cependant bien plus mystérieuse. L’ancien directeur de cabinet de Claude Arnaud (2000-2008) peut théoriquement grappiller des voix dans l’électorat de Pierre Soujol dont il a récupéré plusieurs élus, et non des moindres, dans celui de Claude Arnaud où il a gardé des relations solides et à gauche aussi, grâce au soutien du chef de file du PS de 2020, Jean-Pierre Berthet. Stéphane Muscat peut aussi profiter de la dynamique de l’union avec Christophe Musset. Toutefois, ce spectre est aussi large qu’incertain.

L’énigme Thierry Razigade

C’est a priori dans les 2 606 voix réunies par l’ancien maire Claude Arnaud au premier tour de 2020 qu’aurait pu espérer prospérer, dimanche, le candidat Thierry Razigade. Sauf que ce dernier a assumé la filiation mais a fondé également sa campagne sur l’émancipation de cet héritage naturel. Dimanche, le résultat espéré sera donc surtout le fruit d’un travail de terrain et de proximité qui a débuté en équipe dès 2022, puis en tant que candidat, il y a un an. Son objectif est une qualification au second tour. Et après ? Mystère.

Quel poids d’une union sans label ?

Anthony Belin, candidat de Lunel c’est vous, a réussi à s’unir avec le RN local, en particulier avec Julia Plane qui a rassemblé 1 535 voix en 2020. Mais il n’a pas convaincu les instances nationales de lui accorder l’investiture et le député UDR Charles Alloncle (4 380 voix aux législatives de 2020) s’est tenu à distance de sa campagne se contentant d’un récent soutien écrit. Quelles seront les conséquences de cet état de fait ? En tout cas, pour parvenir à s’installer à l’hôtel de ville, ce que le RN seul n’a jamais réussi jusqu’ici, le premier directeur de cabinet de Pierre Soujol a besoin d’arriver en tête dimanche, et plutôt nettement. Si ce n’est pas le cas, il ne pourra espérer qu’une fusion avec une autre liste ou que les candidats à l’électorat compatible ne dépassent pas les 10 %.

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