Ce mardi 21 avril, le centre social Raia a accueilli aux Près Saint-Jean une nouvelle rencontre autour de la web-série “Assis sur un banc”.
À l’occasion de la projection d’un nouvel épisode de la web-série “Assis sur un banc”, imaginée par Fouad Boumarcid, près d’une cinquantaine de participants se sont réunis ce mardi après-midi aux Près Saint-Jean pour réfléchir ensemble à la réussite et aux parcours de vie. Pensée comme un outil d’inspiration, cette série met en lumière des trajectoires marquées par des obstacles mais aussi par la persévérance. L’objectif est clair : montrer aux jeunes, souvent confrontés à des difficultés socio-économiques, que “tout est possible” à condition d’oser rêver et de s’en donner les moyens.
L’épisode diffusé ce mardi mettait à l’honneur Pascal Prunet, directeur du foyer Saint-Joseph. Son témoignage a particulièrement marqué l’auditoire. Ancien moniteur éducateur devenu directeur, il n’a pas caché les difficultés rencontrées dans son parcours. Aujourd’hui, il revendique un engagement fort : « Lutter contre l’injustice et améliorer le quotidien des jeunes », en les accompagnant comme il aimerait que l’on accompagne ses propres enfants. Mais ce sont aussi les jeunes eux-mêmes qui ont donné toute sa force à cette rencontre. Parmi eux, Nassim, 15 ans, élève en seconde. Accompagné par Mohamed Boumarcid, éducateur au foyer Saint-Joseph, il évoque un parcours déjà marqué par l’engagement : « Il m’a vraiment accompagné, ça m’a beaucoup aidé. Depuis mon stage de 3e ici à Raïa, j’envisage de passer le Bafa. »
Très présent au centre social, Nassim y trouve un espace d’expression et d’action : “Quand j’ai rien à faire, je viens faire du social ici.” Une implication concrète qui s’est renforcée avec le projet “Assis sur un banc”, notamment lors du tournage pendant les vacances de la Toussaint. « J’ai appris des choses, surtout tout ce qui est interview, filmer, prise de son… Ça m’a encore plus intéressé », explique-t-il. « Faut être patient. Notre environnement peut nous freiner, mais faut montrer le contraire. »
« N’oubliez jamais que rien ne vous définit, ni votre origine, ni votre adresse, ni rien… »
Derrière ses mots, un message fort se dessine, nourri par son expérience personnelle : « Il faut avoir un bon entourage, après rien ne peut t’arrêter. » Aujourd’hui en seconde au lycée Jean-Baptiste-Dumas, il semble déjà porté par une réelle envie d’avancer et de s’investir dans l’univers du social. Au total, près de 80 jeunes âgés de 6 à 17 ans sont concernés par les actions du centre, dont une vingtaine particulièrement investie dans ce projet. Encadrants et intervenants soulignent l’importance de ces temps d’échange. “Travailler autour de la jeunesse, c’est un défi. Il faut lutter contre toute forme de fatalisme. Oui, les difficultés sont là, mais ensemble, c’est possible”, rappelle Samia Ilha, référente du pôle famille.
Cette dynamique collective est également portée par les équipes du pôle jeunesse et par les partenaires institutionnels, comme la Caf ou la politique de la ville, qui soutiennent l’initiative. Lors de cette rencontre, Sarah Centofanti, déléguée du préfet sur Alès, La Grand-Combe, Anduze et Saint-Ambroix, a tenu à saluer l’engagement des jeunes présents. Face à une cinquantaine d’enfants issus du centre social Raia et du foyer Saint-Joseph, elle a mis en avant leur implication dans le projet : « Vous êtes acteurs et bénéficiaires, vous vous êtes impliqués de A à Z, c’est un projet très important. N’oubliez jamais que rien ne vous définit, ni votre origine, ni votre adresse, ni rien… »









