Deux titres européens, quatre mondiaux dont un olympique… Est-ce que l’on ne s’ennuie pas après une carrière sportive de haut niveau ? Non, rétorque l’ex-handballeuse… Conseillère en patrimoine, conférencière, coach… à 40 ans, elle phosphore. Mais surtout, cette Nîmoise qui vivait en 1988 dans le très sinistré quartier de la Gazelle a investi dans Dali, une solution innovante anti-inondation.
Nîmes, Camille n’hésite pas à donner un coup de main chez Maison
confettis, créée par sa belle soeur de coeur, Emmanuelle
Domazeau. • © Sabrina Ranvier
décideurs publics locaux le dispositif amovible de lutte contre les
inondations, en vue de son intégration au dispositif « Nim’Alabri
». • ©Jean Marino
Un filet de fumée fuit la tasse de thé vert. Camille
Ayglon-Saurina est posée, tranquille, face à une petite table
bistrot. Son ordinateur portable patiente dans une pochette rouge
avec des prospectus pour Dali, dispositif amovible de lutte contre
les inondations. Cette grande brune a à peine le temps de présenter
cette invention dans laquelle elle a investi. Elle peut tout juste
raconter à quel point, en tant que Nîmoise, la question des crues,
la touche, que des sons stridents l’interrompent.
Un petit de deux ans, assis sur un tapis, improvise une
symphonie sur un xylophone coloré. Dans un café ordinaire, cela
ferait grincer, soupirer. Le bruit fait, au contraire, sourire
Camille Ayglon-Saurina. La championne de handball, médaillée
d’argent aux Jeux olympiques de Rio, est une habituée de Maison
confettis, ce drôle de bistrot-boutique-atelier nîmois où on peut
venir avec les tout-petits. S&eac …










