Dernier lac classé de France autorisant encore la pêche nocturne, le Salagou voit sa réglementation évoluer. Dès cet été, la pratique sera interdite en juillet et août, prélude possible à une interdiction totale.
Au Salagou, l’idée d’interdire la pêche de nuit à l’année avait été mise à l’eau fin 2025 par le Grand site Salagou-Mourèze. Étayé de multiples arguments ce petit pavé lancé dans la mare des amateurs de pêche, et notamment des carpistes qui affectionnent les rives du lac rouge, avait provoqué quelques remous autour du seul lac classé de France où la pêche de nuit est encore autorisée. La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a tranché en interdisant cette pratique, au Salagou, en juillet et août, dès cet été.
Une pêche nocturne qui va à l’encontre de la réglementation
Confrontés à la gestion de nombreux conflit d’usages, les élus du secteur s’étaient prononcés en faveur d’une interdiction à l’année ; Ils arguaient notamment du fait que le campement est strictement interdit au Salagou. Or, la pêche à la carpe, de nuit, « implique de rester sur le même lieu plusieurs jours d’affilée, et donc de camper, avec ou sans tente ». « L’autorisation de pêcher la nuit va donc à l’encontre de la réglementation et rend la législation incompréhensible aux usagers », synthétisait un rapport du Grand Site dédié à la question. (Midi Libre du 30 novembre 2025). Un délai supplémentaire de concertation avec la fédération de la pêche était néanmoins posé sur la table.
La préfecture a tranché
Les représentants du Grand Site escomptaient alors, à titre expérimental, une interdiction de pratique nocturne du 1er juin au 31 août pendant deux ans en plus de la fermeture habituelle qui court du dernier vendredi d’avril au 31 mai*. La préfecture a donc rendu son verdict en interdisant la pêche de nuit au Salagou, en juillet et août, à compter de cet été. La pêche de jour restera autorisée pendant cette période. Les renforts estivaux, annoncés ce mardi sur les rives du lac Rouge devraient favoriser l’application de ces nouvelles règles et d’une interdiction de camping sauvage régulièrement enfreinte.*
Contactée, Marie Passieux, présidente du Syndicat Mixte Salagou Mourèze, confirme sa détermination à aller au bout du processus. « Nous allons continuer notre démarche. Si cette expérimentation fonctionne bien, nous essayerons de faire en sorte d’aller au bout de notre objectif pour le Grand Site de France. » Vers une interdiction totale de la pêche de nuit… qui tarde à voir le jour.











