L’ekiden de Millau affiche complet avec plus de 800 coureurs répartis en 130 équipes. Né d’une idée locale, ce marathon en relais séduit par son esprit collectif et son parcours au cœur de la cité du gant.
Samedi 25 avril 2026, plus de 800 coureurs – pour 130 équipes – s’élanceront sur les routes de Millau pour la première édition de l’ekiden. Un chiffre qui a de quoi réjouir les organisateurs.
« On tablait sur une centaine d’équipes, on était déjà très contents. Là, on a bloqué les inscriptions à 800, mais avec les dernières inscriptions, dont celles des élus de la ville, on a un peu dépassé », confie Marceau Cabirou, l’initiateur du projet.
Des équipes de toute la France
Porté par 60 bénévoles – signaleurs, équipes de ravitaillement et logistique –, l’événement a su mobiliser bien au-delà des espérances. Le parcours, déjà validé en mars, promet quant à lui de belles émotions.
« On passe sur les quais, à La Capelle, c’est là où ça va le plus bouger. Et il y a de belles photos à faire, notamment à La Capelle et place Foch », précise Marceau Cabirou qui s’attend à de jolis chronos. Avec un dénivelé quasi inexistant, les meilleures équipes pourraient selon lui boucler les 42,195 km en 2 h 15 à 2 h 20.
L’ekiden, ou l’art du relais convivial
Au-delà des chiffres, c’est l’esprit de l’ekiden qui séduit. Importé du Japon, ce marathon en relais par équipes de six coureurs permet à chacun de parcourir des distances adaptées : 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km et 7,195 km.
« Le but est de fédérer et qu’il y ait un engouement. C’est une épreuve accessible à tout le monde, pas qu’aux coureurs aguerris. J’avais vraiment envie de créer une course sympa, avec un esprit convivial, histoire d’éliminer les dernières raclettes de l’hiver », résume l’organisateur.
Et mayonnaise a pris. Ce premier ekiden millavois semblant d’ores et déjà taillé pour durer. « On est très heureux, franchement. Les planètes sont alignées pour que ça se passe bien. » Et la météo ? « Je croise les doigts, je touche du bois… Normalement, elle est avec nous. Tous les ingrédients sont là pour passer une bonne journée. »
Un rêve devenu réalité
Tout a commencé par une intuition, puis un déclic dans un hôtel parisien. « Ça fait longtemps que j’y pense, et un jour, je me suis dit : « Fais-le ! » J’ai appelé mes potes susceptibles de m’aider, et c’était parti. J’ai senti que les gens autour de moi étaient chauds », rembobine Marceau Cabirou.
Quelques mois plus tard, l’Ekiden de Millau devenait une réalité. Et demain ? « Le but n’est pas de lancer une course one-shot, mais bien de s’inscrire dans le temps », assure Marceau Cabirou. Rendez-vous est donc déjà pris pour une saison 2, avec l’espoir de voir grandir encore cet élan collectif.









