La galerie présente une rétrospective de celui qui a laissé sa trace dans le Lodévois.
L’espace culturel Ô Marches du Palais a choisi de rendre hommage au Soubésien Gaston Arnal, décédé il y a un an à l’âge de 91 ans, au travers d’une exposition rétrospective. Elle présentera, jusqu’à la fin de l’année 2026, près de 170 sculptures d’un passionné, qui a laissé son empreinte dans le Lodévois.
Entre passion et transmission
« Le propriétaire de la galerie, Jean-Christophe Mironneau est très sensible au travail de mon père depuis une dizaine d’années. Et depuis son décès, il avait envie de mettre en lumière et promouvoir son œuvre, dans sa globalité. Pour nous, c’était la bonne personne avec qui on voulait le faire », indique Benoît Arnal, le fils de Gaston qui a accepté la proposition du galeriste avec sa mère Nicole.
« Mon père a réalisé une vingtaine d’expositions. Celle-là présente des œuvres qui traversent des décennies, de l’influence de Dardé à des créations plus personnelles. Il était fasciné par l’expression artistique, et quand quelque chose le passionnait, il le faisait à fond. »
Gaston Arnal a ainsi fondé le GAL (Groupe Archéologique Lodévois) en 1959 et l’association Mémoire de Pierres en 1993, pour favoriser la reconnaissance et faire perdurer le souvenir de Paul Dardé, dont il fut le seul élève.
« Il a aussi fait de la recherche en préhistoire, de la spéléologie et emmagasinait beaucoup d’informations sur l’histoire de Lodève et du Lodévois. Toujours guidé par le souci de laisser une trace, de transmettre au travers de ses œuvres, de ses associations et de divers groupes dans lesquels il était engagé et qu’il a impulsé », ajoute Benoît évoquant celui qui eût l’opportunité de bien vivre de ses passions, entre ses deux ateliers de son domicile Montpelliérain et de sa maison familiale de Soubès.
L’élève du sculpteur Paul Dardé
Gaston Arnal fait la connaissance, à 14 ans, de Paul Dardé, dont il deviendra l’élève et qui l’influencera dans son parcours d’artiste et d’humaniste. Ensemble ils ont partagé des centres d’intérêt reliant l’archéologie et les traditions artistiques ancestrales. Dardé va l’initier à différents modes d’expression, notamment l’argile et la pierre en taille directe. Il l’incite à suivre la formation des Beaux-Arts de Montpellier pour obtenir le Capes d’Arts Plastiques, qui le mènera à enseigner le dessin pendant 10 ans dans des lycées de l’Hérault. En 1972, à la suite d’un doctorat en Préhistoire, il entre au CNRS en tant que chercheur en archéologie et devient un spécialiste reconnu de la céramologie expérimentale. En parallèle, il continue son activité artistique pour améliorer sa technique, en utilisant l’argile comme matière de base dans ses nouvelles créations. Il réalise des moulages de ses sculptures pour les créer ensuite en plâtre, en terre cuite, en plomb, en résine ou en bronze. En 1994, il prend une retraite anticipée pour s’adonner pleinement à sa passion.










