"J’en avais sur moi parce que quelqu’un me l’a jeté dessus au moment de l’arrestation" : un jeune dealer à La Devèze condamné à de la prison et une interdiction définitive de territoire

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Un Algérien de 22 ans a été condamné à deux ans de prison par le tribunal correctionnel de Béziers, ce lundi 20 avril. Reconnu coupable de revendre du stupéfiant dans le quartier de La Devèze, il a également été interdit du territoire français, définitivement.

Une affaire comme il y en a tant d’autres, au tribunal correctionnel de Béziers. Malgré ses dénégations depuis le box des prévenus, cet Algérien de 22 ans a été reconnu coupable d’avoir revendu du stupéfiant dans le quartier de La Devèze. En outre d’une peine de deux ans de prison, cet habitant de Bilbao, au Pays basque espagnol, a été condamné à une interdiction définitive du territoire français, ce lundi 20 avril.

Pourtant, les éléments objectifs ne manquaient pas pour lui faire reconnaître les faits. Le 11 février, il est effectivement interpellé, rue Jean-Franco, avec du cannabis et de la cocaïne retrouvés sur lui, après une surveillance effectuée par la police. Malgré une convocation au tribunal remise à son encontre après sa première interpellation, il est de nouveau placé en garde à vue, le 26 février, pour des faits similaires en tous points.

« Je suis venu à La Devèze pour voir un copain »

Confondu par les acheteurs arrêtés en même temps, il a pourtant prétexté toute autre chose, lors de sa comparution immédiate. « La première fois, la substance n’était pas à moi, ils ne l’ont pas retrouvé sur moi, a-t-il dit, à l’aide d’un interprète. La deuxième, j’en avais sur moi parce que quelqu’un me l’a jeté dessus au moment de l’arrestation. »

« Pourquoi était-il alors dans un lieu réputé pour le narcotrafic à Béziers ? », a ensuite demandé le président du tribunal. « Je suis venu à La Devèze pour voir un copain », lui a-t-il répondu. « Comme par hasard, il se retrouve là-bas oui… », a alors soufflé le magistrat.

Un trafic à endiguer

Des justifications peu goûtées par le représentant du parquet de Béziers, lors de ses réquisitions, finalement suivies par le tribunal. « On a l’impression qu’on poursuit ce jeune homme pour rien alors qu’on l’a vu dissimulé des sachets sous des plots de bétons, cachés par des aiguilles de pins, a-t-il pointé du doigt. Peut-être qu’il n’avait pas le choix de faire ce qu’il a fait, mais on ne peut pas le tolérer. Si on continue à fermer les yeux, on n’endiguera jamais le narcotrafic. On n’enverra pas un bon message aux donneurs d’ordre qui pourront toujours et encore recruter des dizaines de jeunes hommes. »

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