TEA Sète, filiale logistique automobile du Groupe Charles André, a inauguré jeudi 23 avril 2026 une nouvelle plateforme de 15 hectares sur le port de Sète. Doté de 5 500 places et d’un investissement de 10 millions d’euros, ce site vise à optimiser les flux multimodaux. Il intégrera également 7 hectares d’ombrières photovoltaïques d’ici fin 2026.
Dans les 50 000 véhicules neufs que prévoie d’importer le Groupe Charles André chaque année dans le port de Sète, il y aura peut-être la vôtre. Mais une chose est sûre, elle sera dans les meilleures conditions pour faire ses premiers tours de roues entre les voituriers – ces cargos transportant les voitures – et le site officiellement inauguré ce jeudi.
Comment cette plateforme a-t-elle vu le jour ?
La nouvelle plateforme logistique du groupe, nouveau prestataire de l’enceinte portuaire sétoise aux côtés de l’historique CAT, est située dans la zone Zifmar, ce secteur gagné sur la mer à l’entrée du port de Sète. Cela avait été rendu possible grâce aux apports de sédiments lors de la création du poste à pétrole à l’abri des digues. Il a fallu dix-huit mois de travaux, et un investissement de 10 millions d’euros, pour aménager les 15 hectares de l’espace entre parkings – dont certains ont été utilisés pour accueillir les visiteurs d’Escale à Sète – les bureaux et les garages. C’est là que les véhicules sont nettoyés et vérifiés avant de rejoindre les concessions sur des camions ou des trains.
Pourquoi ce site est-il stratégique pour l’entreprise ?
En effet, depuis son stockage de 5 500 véhicules, TEA Sète, la filiale de la division logistique automobile du Groupe Charles André affiche son ambition « compte tenu de son positionnement hautement stratégique, carrefour entre le maritime, le ferroviaire et la route » de « réceptionner, stocker, préparer et expédier les véhicules dans des conditions opérationnelles optimales. Cette installation renforce le rôle stratégique de Sète comme hub logistique majeur en Méditerranée. »
Quels engagements environnementaux accompagnent ce projet ?
Cet aménagement fait également la part belle à la gestion des ressources. En ce qui concerne l’eau, les eaux de pluie sont récupérées grâce à des fossés spécifiques et serviront notamment pour la végétation qui y a été plantée. En outre dans les garages, les eaux de lavage seront recyclées à 80 %. Cette action se double aussi d’une recherche de décarbonation. Ainsi d’ici la fin de l’année, sept hectares du site vont être équipés d’ombrières photovoltaïques. Elles produiront à terme 17,5 MWh, l’équivalent de la consommation annuelle de 7 900 habitants, soit 17 % de la ville de Sète.










