Mort de Calvin pendant son stage : information judiciaire, maman qui conteste les faits… Où en est l’enquête après le décès du jeune homme à Bagnols-sur-Cèze ?

admin
Par
admin
6 min de lecture

Suite à la mort de Calvin le 17 avril lors de son stage d’observation dans l’entreprise Rubis Matériaux-Tout faire à Bagnols, le parquet de Nîmes a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour homicide involontaire, jeudi 23 avril. La mère du lycéen avait annoncé plus tôt dans la journée saisir la justice. Midi Libre fait le point.

Vendredi 17 avril, Calvin Simon, âgé de 15 ans, a perdu la vie dans un accident pendant son stage dans une entreprise à Bagnols-sur-Cèze. Habitant de Laudun-l’Ardoise, il a été percuté par un chariot élévateur vers 8 h 30, sur le site de l’entreprise Rubis Matériaux-Tout faire, route de Barjac. Il était élève au lycée professionnel privé Sainte-Marie de Bagnols-sur-Cèze. Midi Libre fait le point une semaine après le drame.

Qui était Calvin Simon ?

Sur la cagnotte ouverte quelques heures après l’annonce de son décès, on apprend que Calvin était un adolescent « solaire, passionné de sport et de pêche ». « C’était quelqu’un de très sympa, réservé et timide », indiquait à Midi Libre, le jour de son décès, un jeune lycéen scolarisé au lycée Sainte-Marie à Bagnols-sur-Cèze et qui connaissait l’adolescent âgé de 15 ans. Calvin était également licencié au Rugby club Bagnols Marcoule. Par ailleurs, le jeune homme était passionné de sports mécaniques, comme en a témoigné le cortège de motocross qui a accompagné son cercueil de l’église jusqu’au cimetière lors de ses obsèques à Laudun-l’Ardoise, le mardi 21 avril. Selon le Parisien, il était l’aîné d’une fratrie de cinq enfants.

Une cagnotte avec plus de 2 000 €

Quelques heures après l’annonce du décès, une cagnotte « Un dernier hommage pour notre étoile, Calvin » avait été lancée sur la plateforme Le pot commun. La collecte a pour objectif d’aider la famille « pour les frais d’obsèques » et « leur offrir un peu de répit matériel au milieu de ce deuil« . Ce jeudi 23 avril à 17 h, 85 participants ont permis de collecter 2 387 €. Trente-cinq messages ont également été adressés à la famille via la plateforme.

Ouverture d’une information judiciaire

Dans un communiqué de presse publié ce 23 avril, Cécile Gensac, la procureure de la République de Nîmes, explique qu’une enquête judiciaire a permis de confirmer, grâce à une autopsie, que « le décès était généré par l’accident avec le chariot élévateur« . Avant d’ajouter : « Il s’avérait rapidement que le jeune homme décédé conduisait le chariot élévateur dans la zone extérieure du magasin de matériaux où sont stockées les marchandises lorsque, dans un virage, l’engin et le jeune se renversaient. Celui-ci décédait instantanément sous le poids de la machine.« 

À lire aussi : Accident mortel du travail d’un ado de 15 ans : le parquet confie le dossier à un juge d’instruction pour homicide involontaire

Face « à la technicité des investigations« , le parquet de Nîmes a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour homicide involontaire. Un juge d’instruction sera en charge de la poursuite des investigations afin de déterminer les responsabilités de cet accident.

La mère de Calvin annonce saisir la justice

De son côté, la mère de Calvin Simon, Stacey, reste convaincue que son fils n’a pas approché le chariot élévateur. « Si un adulte lui disait qu’il ne pouvait pas faire quelque chose, il ne le faisait pas !, a-t-elle affirmé au micro de RTL jeudi 23 avril. Tout ce qu’on lui demandait, il le faisait. Très sérieux, il ne touchait pas les choses sans demander. Il me disait : ‘Maman, j’ai trop peur ». » La Laudunoise a également précisé qu’elle allait saisir la justice. « J’irai jusqu’au bout. Il ne faut plus que ça arrive, ce n’est pas normal.

Le ministre de l’Éducation nationale a réagi

Invité sur RMC jeudi 23 avril, le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray a réagi à la mort de Calvin : « On a tous été très ébranlés. Pour nous, la mort d’un élève c’est le drame absolu. On est en sympathie absolue avec sa famille. Cela s’est passé lors d’un stage d’observation, lors duquel on n’est pas censés agir et notamment conduire un chariot élévateur ». À la suite de ce drame, l’Éducation nationale a lancé « une enquête conjointe avec les affaires sociales pour voir comment mieux sécuriser les stages de mineurs en milieu professionnel, et éviter que cela ne reproduise ».

À lire aussi : "C’est dur, ça m’a choqué" : des jeunes bouleversés après la mort tragique d’un élève du lycée Sainte-Marie à Bagnols-sur-Cèze

e ministre a, par ailleurs, rappelé le cadre des stages d’observation : « on observe, on ne fait pas un geste professionnel, on ne conduit pas une machine évidemment. » Puis d’indiquer envisager des évolutions : « Plutôt que de faire forcément un stage de quinze jours […] dans la même entreprise, on réfléchit avec les fédérations professionnelles à faire en sorte que les élèves puissent effectuer des stages dans, peut-être, deux ou trois entreprises, de manière plus ponctuelle. »

 

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr