Une fillette de 6 ans s’échappe d’un centre de loisirs de Cherbourg et parcourt près de 2 kilomètres

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Une fillette de 6 ans a échappé à la vigilance des animateurs d’un centre de loisirs de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) le vendredi 17 avril 2026.

Cela s’est passé une trentaine de minutes après que son papa l’a déposée à 9 h 30.

On a eu énormément de chance qu’elle ne soit pas tombée sur quelqu’un de malveillant ou qu’elle n’ait pas eu un accident.

Mélissa Lefebvre et Jordy Duchemin, parents de la fillette

Elle a marché près de 2 kilomètres !

La fillette s’est échappée par une porte donnant sur un parking et sur une rue. De là, elle a marché près de 2 kilomètres à pied et le bras en écharpe à cause d’une clavicule cassée. « Elle voulait me retrouver au travail », raconte sa maman Mélissa Lefebvre, prothésiste ongulaire à son compte, encore émue, six jours après.

« Elle marchait sur le trottoir, en pleurs. Un couple de retraités qui passait en voiture s’est arrêté. Ils l’ont recueillie entre la polyclinique et la caserne des pompiers. Notre fille a réussi à leur expliquer où je travaille. Une collègue m’a prévenue que ma fille était là. Il était 10 h 30. »

Pendant ce temps, les animateurs du centre de loisir finissent par se rendre compte qu’il manque un enfant et que la porte d’accueil était ouverte. Ils questionnent le frère aîné de la fillette, âgé de 10 ans, qui lui aussi était en garde ce jour-là pour savoir où sa sœur aurait pu aller. Ils se rendent donc avec le garçon chez une amie de la maman, voisine du centre. Mais pas de trace de la petite. Vers 11 heures, ils finissent par appeler les parents pour expliquer que leur fille a disparu.

Quand ils m’ont appelée, ils ne savaient pas que j’étais au courant et que je savais où ma fille était. 

Les parents ont déposé une main courante au commissariat de Cherbourg dès l’après-midi. « On n’est pas là pour attiser la haine mais pour faire que cela ne se représente pas », assurent les parents.

On ne remerciera jamais assez le couple de retraités qui a recueilli notre fille. Heureusement qu’ils étaient là.

D’autres témoignages

« On n’y remettra pas nos enfants, c’est sûr. Mais si ça peut éviter d’autres problèmes de ce genre… » Le message que Mélissa Lefebvre a publié sur internet a suscité d’autres témoignages, notamment un parent tourlavillais qui a vécu la même frayeur le 9 décembre 2025.

L’association Les Francas de la Manche, en charge de l’accueil périscolaire et extrascolaire des enfants par délégation de service public de la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, a pris le problème au sérieux. Les parents ont été contactés par Mme Macé, responsable des sites accueil périscolaire et extrascolaire des Francas de la Manche.

« Normalement, les animateurs étaient censés appeler la police dans les 10 minutes suivant la disparition », explique le papa. « Ils m’ont dit qu’avec la panique, ils n’ont pas appelé la police. Normalement, ils sont formés pour ça », explique la maman qui a contacté le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports. « Ils m’ont expliqué qu’avec Vigipirate, ils sont plus concentrés sur les risques d’intrusions qu’à des situations où des enfants quittent seuls l’établissement car cela reste très rare. Ils m’ont dit aussi qu’un enfant en centre de loisirs est plus libre de ses déplacements qu’à l’école. » De là à pouvoir s’échapper…

La fameuse porte était fermée de l’intérieur mais avec un système de verrouillage à hauteur de clenche, donc à hauteur d’enfant. Une des solutions déjà évoquées entre les parents et ses interlocuteurs serait de mettre cette porte sous alarme. « Ils m’ont dit aussi qu’ils allaient sensibiliser les animateurs. Avant de partir, ma fille pleurait. C’était son premier jour en centre. Elle avait envie de vomir. Elle voulait être avec son frère mais ils n’ont pas été mis dans le même groupe. »

Un premier diagnostic a été fait par le Service départemental à la jeunesse

Sollicitée, la mairie de Cherbourg-en-Cotentin estime dans l’immédiat que « c’est à l’association des Francas de réagir, étant donné que l’accueil et l’animation dans les centres de loisirs sont gérés par eux en délégation de service public ».

D’autre part, la mairie confirme que « le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (N.D.L.R. service de la préfecture) qui chapeaute les centres de loisirs, qui donne les avis d’ouverture et de fermeture, est passé sur les lieux pour relever les faits et procéder à un premier diagnostic ».

La direction de l’association Francas de la Manche a été sollicitée mercredi soir. À l’heure où nous écrivons ces lignes, elle n’a pas encore réagi.

Les parents ont également été reçus à la mairie de Cherbourg-en-Cotentin par les services. Ils ont demandé à rencontrer la nouvelle maire.

Quant à l‘état de santé de leur fille six jours après, « le jour ça va mais ses nuits sont agitées. Elle a crié plusieurs fois dans son sommeil ».

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