Le Vendéen qui projetait de réaliser « une tuerie de masse » condamné à un an de prison ferme

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L’intervention des forces de l’ordre, assistées par l’unité d’élite du Raid, a marqué la matinée du vendredi 12 décembre 2025, à La Roche-sur-Yon. Un homme de 41 ans a été arrêté à son domicile, situé dans une résidence à deux étages du quartier des Oudairies.

Lors de la perquisition, les policiers ont découvert un arsenal impressionnant : une trentaine d’armes, des dizaines de boîtes de munitions, un poing américain monté sur une dague, une quinzaine de grenades artisanales, une hache, une machette, ainsi que des produits chimiques incluant du soufre, de l’engrais et de l’oxyde de potassium. Du matériel militaire tactique, comme des gilets pare-balles et des casques lourds, a également été saisi.

Par mesure de précaution, les habitants de la résidence ont été évacués en raison des risques liés à la présence d’armes et de substances explosives. Le suspect, inscrit comme tireur sportif au club de Venansault, a été placé en garde à vue. Après plusieurs reports, son procès s’est tenu lundi 27 avril 2026 au tribunal de La Roche-sur-Yon.

Comportement alarmant

L’affaire a débuté à la suite d’un signalement effectué par une psychologue. D’après elle, le prévenu aurait tenu des propos inquiétants : « Si son corps le lâchait, il n’avait plus rien à perdre et passerait à une tuerie de masse. Il en voulait aussi à son fils à qui il voulait mettre le canon d’un fusil dans la bouche ! »

Les investigations ont cependant déterminé que l’individu n’avait aucune motivation religieuse ou politique. L’examen de son téléphone et de son ordinateur a révélé des visites fréquentes sur des sites en lien avec le complotisme, le survivalisme et une frange radicale de l’extrême droite.

Durant l’audience, le prévenu, incarcéré provisoirement depuis décembre, a évoqué ses difficultés personnelles : « À force de prendre sur vous, au bout d’un moment, votre tête et votre corps vous disent ça suffit. » Interrogé sur les propos rapportés par la psychologue, il a nié : « Je n’ai pas souvenir de cela, je nie l’avoir dit et avoir voulu le faire ! » Concernant son intérêt pour le survivalisme, il a précisé : « J’aime bien savoir comment on peut se débrouiller dans des conditions dégradées, comme manger par exemple… »

Une voisine a porté plainte peu après l’arrestation du prévenu et s’est constituée partie civile. Le procureur de la République a souligné la dangerosité des produits retrouvés au domicile de l’homme : « Cela peut paraître délirant, mais quand on additionne tous les produits retrouvés chez lui, on obtient des explosifs très puissants. »

Il a ajouté que certains de ces explosifs avaient une puissance comparable à celle du TNT : « Tout était prêt, les forces de l’ordre sont intervenues au bon moment. » Le procureur a également rappelé qu’un article du code de procédure pénale autorise les psychologues à lever le secret professionnel en cas de danger imminent. Le ministère public a requis une peine de cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis.

Condamnation et remords

« Rien dans l’ordinateur, rien dans le téléphone portable ! » L’avocate de la défense a insisté sur l’absence de preuves tangibles montrant que son client comptait passer à l’acte. Elle a déclaré : « Qu’il ait détenu des produits, oui, des armes de catégorie A, oui. Mais c’est tout. » Elle a également demandé que les demandes d’indemnisation de la partie civile soient jugées « irrecevables. »

Avant que le tribunal ne délibère, le prévenu a exprimé des remords : « Pardon à ma famille, mes amis, mes voisins. » Finalement, le tribunal l’a condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec un sursis probatoire de deux ans.

L’homme devra également suivre une obligation de soins et respecter une interdiction de détenir des armes pendant quinze ans, ainsi qu’une interdiction de fréquenter les débits de boissons. Les scellés ont été confisqués.

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