Il avait menacé de mort la maîtresse de sa nièce dans son école en Loire-Atlantique

admin
Par
admin
4 min de lecture

Ce jour d’octobre 2025, une maman avait pris rendez-vous avec la direction de l’école maternelle des Treilles à Vertou, car sa fille se disait « harcelée » par une maîtresse depuis 2020. Accompagnant sa sœur pour « la soutenir », le tonton avait alors « insulté et menacé » cette enseignante. Des faits qui ont été rappelés par le président à la lecture du dossier.

Il avait précisément intimé à cette « grosse péta… » d’aller « manger ses morts » et de « fermer sa gueu… » en pleine cour de récréation à l’heure de la sortie des classes, sous les yeux des autres élèves et de leurs parents.

Une comparaison à Samuel Paty

Ce dernier avait même été aperçu par des témoins en train de « mimer un geste d’égorgement » et de menacer l’enseignante de « revenir » pour la « descendre ». Des menaces de mort que la procureure de la République a comparées à l’affaire Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020, par un individu radicalisé à la sortie du collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) où il travaillait.

Je ne suis pas un islamiste et je n’ai pas fait de geste

Le prévenu à la barre, 5 mois après les faits.

Ce carrossier reconnaît en revanche les insultes proférées.

J’ai eu un excès de violence et de colère que je n’aurais pas dû avoir. C’est inadmissible.

Ce père de famille vit « seul » avec ses deux filles. Son casier judiciaire ne porte trace d’aucune condamnation.

Depuis les faits, l’enseignante en arrêt

Absente à l’audience, la victime – enseignante depuis 1994 – était visée, à l’époque des faits, par plusieurs « publications sur les réseaux sociaux remettant en question son métier ».

Plusieurs parents se plaignent de cette enseignante et ont des choses à lui redire, mais un rendez-vous était prévu.

Le président en direction du prévenu.

Depuis les faits, la victime a été placée « en arrêt maladie » et « prend des anxiolytiques » : elle a contracté un « syndrome d’hypervigilance », mais souhaite reprendre le travail à « mi-temps ». Son avocate a donc réclamé 1 000 € en réparation de ses « souffrances endurées ». L’Autonome de solidarité laïque (ASL), une association qui accompagne le personnel éducatif, s’était aussi constituée partie civile, dans cette affaire où « l’ensemble du corps éducatif est visé ».

6 mois de prison avec sursis

La procureure de la République avait requis, dans ces conditions, six mois de prison avec sursis à l’encontre de ce trentenaire qui « doit se concentrer sur son noyau familial proche avant de faire le justicier avec une famille éloignée ».

La magistrate a également demandé qu’il soit fait interdiction à ce dernier d’entrer en contact avec l’enseignante et de paraître à l’école des Treilles pendant trois ans. Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement suivi ses réquisitions à la lettre : l’oncle devra en plus verser 1 000 € de dommages et intérêts à la victime et un euro symbolique à l’Autonome de solidarité laïque, ainsi que 500 € chacun pour leurs frais de justice.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr