Bientôt jugé pour le viol de deux adolescentes près de Quimper, il encourt la réclusion à perpétuité

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a ordonné, vendredi 24 avril 2026, la prolongation exceptionnelle de la détention provisoire d’un habitant des Pyrénées-Orientales qui sera jugé prochainement pour les viols de deux adolescentes au sud de Quimper (Finistère).

Le mis en cause, 48 ans, comparaîtra du 11 au 13 mai 2026 devant la cour d’assises du Finistère pour « récidive de viols et d’agressions sexuelles » sur deux adolescentes originaire de la région de Quimper.

Mais l’affaire n’a pas pu être audiencée dans les délais légaux : jeudi 23 avril, le parquet général de la Cour d’appel de Rennes avait donc sollicité la prolongation exceptionnelle de sa détention provisoire pour qu’il reste détenu jusqu’au procès.

Venu avec de l’alcool et des préservatifs

Le père de l’une des jeunes filles, alors âgée de 14 ans, avait déposé plainte le 27 avril 2022 après être tombé sur le journal intime de celle-ci. Il avait ainsi découvert qu’elle avait « des contacts avec des majeurs sur Snapchat », qu’elle « échangeait des nudes » (des photos d’elle nues), et qu’elle avait eu « des relations intimes réelles », notamment avec Matheo (prénom d’emprunt).

Elle avait précisément rencontré cet homme le 29 janvier 2022 : celui-ci était « venu avec de l’alcool et des préservatifs au domicile de son père » et ils avaient eu des relations sexuelles, a-t-il été rapporté lors de l’audience devant la Chambre de l’instruction.

La mère de la deuxième adolescente avait déposé plainte dans la foulée. Egalement présente la nuit du 29 janvier 2022, la jeune fille n’avait pas voulu laisser son amie seule, sachant qu’un homme viendrait lui rendre visite.

Les trois avaient ainsi passé la soirée « dans le mobilhome au fond du jardin » servant de chambre à la première adolescente. La seconde ne se « souvenait de rien » car elle avait été « forcée à boire », si ce n’est que l’accusé était « sur elle pendant la nuit » tandis que « son amie lui écartait la jambe » pour qu’il « parvienne à la pénétrer »… Elle s’était finalement « réveillée nue par terre » et portait « de nombreux bleus dans le dos et sur les jambes ».

Déjà condamné

Le père de la première adolescente avait transmis des photos que Mathéo lui avait envoyées après les faits, qui avaient permis d’identifier le mis en cause. Cet homme de 45 ans à l’époque avait été interpellé le 13 octobre 2022 suite à une nouvelle rencontre fixée avec la jeune fille.

Devant le juge d’instruction, cet homme issu de la communauté des témoins de Jéhovah a reconnu avoir « fait 1000 km pour rencontrer les deux jeunes filles ». Cet habitant des Pyrénées-Orientales a seulement reconnu les avoir agressées sexuellement, mais pas les avoir violées.

Dans un disque dur retrouvé chez lui, une lettre en date du 25 juin 2022 avait retenu l’attention des enquêteurs : il sollicitait « sa réintégration dans la communauté des témoins de Jéhovah », affirmant n’avoir eu « aucune relation avec les mineurs ».

Mais l’exploitation des messages dans son téléphone a pourtant démontré le contraire. Il était en contact avec plusieurs mineurs et parlait très facilement de sexualité, expliquant à ses jeunes interlocutrices avoir eu des relations sexuelles avec « des filles de cet âge voire plus jeunes ».

Son casier judiciaire ne plaide d’ailleurs pas en sa faveur : en 2007, il avait été condamné à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle), déjà, pour des violences sexuelles sur mineurs.

En 2015, il avait cette fois été condamné par le tribunal correctionnel de Metz (Moselle) à sept ans de prison pour avoir été en contact avec « une quinzaine d’adolescentes » du grand Est entre mai 2010 et octobre 2012, juste après sa sortie de prison.

Il encourt la réclusion à perpétuité

Ces condamnations lui valent aujourd’hui d’être en récidive : cet homme, diplômé de l’école de commerce de Nancy, et qui a exercé comme délégué médical dans les Vosges encourt désormais la réclusion criminelle à perpétuité. Sa « personnalité de manipulateur » a retenu l’attention des experts, devant qui il a toutefois exprimé « des remords et une prise de conscience ».

Devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes, il a indiqué suivre des soins et prendre « un traitement inhibiteur de libido ».

Son avocat, Me Lucas Hervé, n’avait pas sollicité sa remise en liberté. « Le débat, on l’aura le 11 mai prochain, devant une cour d’assises puisque ça existe encore », a-t-il simplement indiqué en référence au projet de loi instaurant une procédure de « plaider-coupable » en matière criminelle, contre lequel le barreau de Rennes se mobilise actuellement.

« Ça me semble logique que la détention soit prolongée au vu du peu de temps qu’il reste avant le procès », avait simplement déclaré son client. Au final, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes s’est rangée à l’avis général : il comparaîtra bel et bien détenu à son procès.

CB et RB (PressPepper)

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