L’artiste se produit ce samedi 25 avril à 20 h 30, au Palais des Congrès du Cap d’Agde, dans le cadre du festival d’humour.
Votre spectacle, “In Vigneaux Veritas”, aborde des thèmes qui parlent à tous, d’autres plus intimes. Il sonne aussi comme un bilan à mi-mandat…
C’est un peu ça. À la cinquantaine, je suis arrivée au sommet de ma vie, au milieu de deux générations : celle des enfants, qui montent, et celle des parents, qui descendent. Pour résumer, j’ai un compte TikTok, mais je paie quelqu’un pour poster !
Vous étiez avocate d’affaires avant d’embrasser une carrière d’humoriste. Cette reconversion était pour le moins courageuse…
Elle était surtout vitale. Petite, je n’étais pas bien dans ma peau, pas à ma place. J’étais très agitée et dans ma famille, ça passait mal. Sur scène, tout ce que l’on considérait comme des défauts sont devenus des qualités.
« Aimer les mots, écrire et dire »
Vous voyez un point commun entre le métier d’avocat et celui d’humoriste ?
Oui, l’oralité. Aimer les mots, écrire et dire. J’adorais plaider mais là, la différence, c’est que je n’ai pas à convaincre, seulement à faire rire. Cela dit, ça n’est pas plus facile.
Vous écrivez vos textes ?
Oui, à 100 %. C’est même la plus grosse partie de mon travail. Sur scène, si vous n’avez rien de bon à dire, cela peut-être très long !
Comme beaucoup d’humoristes, les débuts ont été difficiles ?
J’ai joué dans un théâtre de 40 places puis une salle que je louais et où pas grand monde ne venait. J’ai perdu de l’argent et toutes mes économies sont passées là-dedans. Heureusement, j’avais été avocate avant.
Vous êtes une artiste engagée, notamment sur les questions féminines. L’humour, c’est un bon moyen de faire passer les messages ?
Je dis des choses, des vérités légères, d’autres plus personnelles, sur le décès de mon père et le deuil en général. Ça me plaît. En revanche, je n’aime pas dire aux gens ce qu’ils doivent penser. Dans ma salle, le public vient juste rire à gorge déployée durant une heure et demie.










