Aux Journées romaines de Nîmes, le spectacle historique a livré toutes les facettes du héros révolté Spartacus

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Dans les arènes de Nîmes, le spectacle "Spartacus, l’esclave qui défia Rome" a exposé toutes les facettes de ce personnage historique durant 2 h 30. Entre combats, cérémonie de mariage, cascades équestres et changement de décors, le public en a vu de toutes les couleurs.

La performance est à saluer. Durant 2 h 30 de spectacle historique « Spartacus, l’esclave qui défia Rome », 500 participants (troupes, bénévoles, comédiens, cascadeurs) ont relevé bien des défis ce vendredi 24 avril en fin de journée pour narrer le parcours du héros révolté. L’un des temps forts de ces Journées romaines nîmoises.

Avec une seule répétition tous ensemble au compteur, les acteurs de ce véritable show, qui n’échappe toutefois pas à quelques longueurs du fait de la nécessaire mise en place des décors entre différents tableaux, ont livré une prestation avec un fil conducteur cohérent. Celui qui a été déroulé par le metteur en scène fougueux et malicieux Lucius et l’historien Cassius.

Une manière de mieux comprendre la société romaine d’il y a 2 000 ans, son rapport aux esclaves, aux régions conquises. Lors de ces jeux donnés devant l’empereur Hadrien, ceux qui reconstituent le parcours de Spartacus, le ton a été donné avec les entraînements au camp des gladiateurs, le ludus, avant l’entrée en scène des légionnaires de Lorica Romana. La troupe créée à Comps a ainsi formé une tortue particulière puisqu’elle a permis à plusieurs figurants de monter sur les boucliers jusqu’au premier rang de l’amphithéâtre rempli aux deux tiers.

Gladiateur, marié, révolté

La suite a permis de découvrir les différentes facettes de Spartacus, plein d’héroïsme mais aussi avec un côté sombre quand il fait se battre à mort des prisonniers romains. Ce Thrace, capturé par les Romains avant d’être vendu au marché aux esclaves, est suivi dans son évolution. Le public voit ainsi défiler une partie de la vie du gladiateur : son entraînement dans la région de la Campanie, sa révolte qui prend naissance sur les pentes du Vésuve, son mariage, ses combats, avec une troupe de plus en plus fournie : « C’était un grand stratège à la tête d’une armée de 100 000 hommes », rappelle l’historien Cassius.

Mais le spectacle ne repose pas uniquement sur les batailles, malgré des scènes épiques menées avec énergie par la vingtaine de troupes mobilisées durant ces Journées romaines organisées par Aura (Edeis) et la ville de Nîmes. Il y a eu aussi des tableaux qui ont suscité un bel enthousiasme du public : le jeu de balles haspartum, sorte d’ancêtre du rugby ou de la soule, sans oublier les cascades équestres toujours spectaculaires sur la piste des arènes.

Deux batailles, deux ambiances

Bataille finale aux Journées romaines de Nîmes lors du spectacle sur Spartacus l’esclave qui défia Rome pic.twitter.com/DABRqg77bS

— Midi Libre Nîmes (@MidiLibreNimes) April 24, 2026

Des scènes qui n’ont pas fait perdre le fil de l’histoire et ses moments plus dramatiques comme lorsque le compagnon de route de Spartacus, Crixius, décide de partir de son côté défier Rome. Si bien que le metteur en scène audacieux va imaginer, d’un côté de la piste, le combat entre les troupes du consul et celles de Spartacus, en même temps que, de l’autre côté, l’opposition entre l’armée improvisée de Crixius et celle romaine du sud. En clair, deux batailles, deux ambiances.

Pour le spectacle joué dans les arènes de #Nîmes pour les Journées romaines, les troupes de Spartacus face à celles du consul. pic.twitter.com/EdjY2dXgk6

— Midi Libre Nîmes (@MidiLibreNimes) April 24, 2026

Pour ces jeux romains, le scénario suscite aussi le voyage. Spartacus se fait même mener en bateau par des pirates en Sicile, ce qui va changer ses plans, jusqu’à de nouvelles batailles et celle finale qui entraînera sa mort mais qui ne sera pas reconstituée à Nemausus. Mais il y a eu tant d’histoires à narrer que le public n’en a pas voulu à tous ses acteurs mobilisés.

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