Bar à tapas, production en hausse, la brasserie artisanale conjugue terroir et renouveau.
Nouveaux locaux, nouveau départ. Depuis quelques semaines, la brasserie artisanale de la Pinte héraultaise a élu domicile à Nébian dans une ancienne bâtisse vigneronne centenaire. Adieux aux Tanes basses clermontaises et bonjour à un paysage bucolique avec le pic Saint-Loup et le mont Baudille comme toile de fond. Un panorama qu’il est désormais possible de déguster, sur place, depuis la terrasse de la Pinte. Car aujourd’hui, la brasserie est aussi ouverte au public, en mode bar à tapas. Logique pour un petit-fils de réfugié espagnol. « Je suis en cours d’obtention de ma double nationalité. C’est un retour aux sources », dévoile Franck Orts.
« On sélectionne des produits que l’on aime »
Patron des lieux avec son fils Enzo, l’ancien deuxième ligne du RCO rentre juste de Séville où il a recueilli quelques inspirations culinaires. « On veut casser les codes. Nous sommes très sélectifs dans nos produits, nous proposons de la super charcuterie et fromages ibériques. On travaille avec de petits fournisseurs. On sélectionne des produits que l’on aime, on se fait plaisir avant tout. Et, dans les semaines à venir, nous allons compléter avec des tapas chaudes », savoure-t-il. Et cela fonctionne.
Après quelques jours d’ouverture, une clientèle fidèle est déjà en train de naître.
« Entre la terrasse et la surface intérieure on peut accueillir environ 75 personnes », complète Enzo. La boutique fait logiquement la part belle aux productions de la brasserie artisanale, (blonde, IPA, Pale Ale, bières éphémères…). Elle rend aussi honneur aux racines vigneronnes des lieux. Ainsi une vingtaine de références de vins complète la gamme de bières. Des crus, essentiellement estempillés Terrasses du Larzac, « et des domaines tous situés dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres », précise Franck.
Et si le bar à tapas et la boutique connaissent un joli coup d’envoi, la production brassicole n’est pas en reste dans des locaux beaucoup plus vastes. La capacité de production va ainsi augmenter et les entrepreneurs investissent dans une chaîne d’embouteillage et dans une étiqueteuse automatique (pour un budget total d’environ 30 000 €). De quoi voir les choses en grand.











