L’entraîneur de l’Arago de Sète revient sur la demi-finale face à Montpellier, mais aussi et surtout sur cette saison marquée par la nette progression de son groupe.
Il n’y avait visiblement pas grand-chose à faire lors de ce match retour à Montpellier…
C’était impossible. Ils ont mieux joué qu’à l’aller et nous, nous n’avons pas fait les mêmes choses. Ils ont très bien servi. On avait bien limité Le Goff à l’aller mais là, il a fait un match extraordinaire. Et les postes 4 ont été meilleurs. Partant de là, le résultat est logique. Bravo à eux, j’espère qu’ils vont gagner en finale et qu’on pourra dire qu’on a perdu contre le champion.
Quelle est votre analyse pour cette saison ?
Pendant toute la phase régulière, j’avais la sensation qu’au maximum de nos possibilités, on pouvait finir dans le top 4. On ne l’a pas fait en saison, mais on l’a fait en playoffs. On a vécu un parcours parfois difficile, rempli d’émotions. Mais on a terminé en puissance, avec plein de belles choses. Il faut vraiment regarder tout ce qui est positif et ne pas s’arrêter à cette défaite, même en demi-finale. Si on prend les quatre plus gros budgets et nous, on est vraiment bien placés ! C’est un groupe extraordinaire, qui a bien géré les moments difficiles. Le club n’a également jamais perdu sa lucidité et nous a toujours accordé sa confiance. Et la halle du Barrou, bien sûr, a été un booster.
De quoi se donner des idées pour la saison prochaine ?
On va essayer de refaire un aussi bon parcours mais, à mon avis, ce sera compliqué. Il faudra être lucide et se fixer un objectif réaliste. Sinon, cela pourrait générer des frustrations. Chaque saison est différente. Peut-être qu’on commencera bien et qu’on aura ensuite des difficultés, peut-être qu’on bataillera ferme jusqu’au bout, peut-être qu’on aura des blessés…
À quoi comptez-vous vous attacher le plus ?
Ce qui me paraît le plus important, c’est que les joueurs qui resteront continuent de respecter les valeurs qu’on a véhiculées toute la saison. Tout donner à l’entraînement, garder la discipline dans les moments faciles comme difficiles… Quand tu gardes ces valeurs, il en sort toujours quelque chose de bien. Le challenge est plutôt là. On ne peut pas tout contrôler, mais ça oui.
Le bon côté de la famille
Sur le plan personnel, quel bilan tirez-vous de votre première saison à Sète ?
Un bilan très positif ! L’Arago est un club familial, mais ce n’est pas toujours une bonne chose. Je connais plusieurs familles où il y a des soucis ! Mais si être un club familial signifie être solidaire, à l’écoute, empathique et dans le respect, alors oui, c’est ce que j’ai vécu cette saison. Et je suis très heureux de rester, car le facteur humain compte énormément. J’ai le sentiment d’avoir toujours eu les dirigeants à mes côtés pour aider. Un petit sourire, une petite phrase… Si tu as un souci, tout le monde est là pour aider. C’est quelque chose qui paye à la fin de la saison, c’est un bonus important.
Qu’en est-il de l’évolution de votre groupe ?
Je ne suis pas un entraîneur qui parle d’abord de groupe et ensuite d’équipe. Si tu joues mal mais que tu as un groupe extraordinaire, tu perds car tu joues mal. Tout simplement. Mais si on a le côté sportif qui fonctionne bien et qu’à côté, tu as quelqu’un qui te pousse à faire mieux, c’est un booster. La notion de groupe est importante mais, d’abord, il faut que l’équipe joue comme il faut. Être amis pour la vie ne sert à rien si tu ne joues pas bien. Et cette année, on a eu l’expérience et la lucidité pour combiner les deux.
Quel est votre programme désormais ?
Certains vont partir très vite pour rejoindre leur équipe nationale. Dans la semaine, on va encore se retrouver avec dirigeants et partenaires. Puis on rentrera chez nous. J’espérais vraiment rester le plus longtemps possible mais, maintenant que c’est terminé, j’ai envie de voir ma famille et l’Italie !










