La Main de Jeanne se développe : l’entreprise d’aide à la personne construit sa propre cuisine dans le Biterrois

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Avec 2 000 personnes bénéficiaires et 450 salariés, cette entreprise est devenue la n° 1 de son secteur à Béziers.

Le bâtiment de 600 m2 en construction est déjà visible dans la zone d’activité à l’entrée de Sauvian, et devrait être fonctionnel en octobre prochain. Cette cuisine centrale, qui emploiera huit personnes, est un développement majeur dans l’activité de La Main de Jeanne, qui se consacre à l’aide à la personne.

« Alors qu’on achète aujourd’hui nos repas à des fournisseurs, nous allons pouvoir les faire nous-même, avec des produits locaux, et des menus adaptés aux personnes âgées en termes de besoins nutritionnels – pas de sel ajouté par exemple – et de quantité », se félicite son directeur, Arnaud de Malefette.

Bientôt une agence à La Devèze

Cette entreprise locale a connu un développement remarquable. Créée en avril 2010 par le Biterrois Matthieu Charnelet, elle emploie aujourd’hui 450 salariés. Elle permet ainsi le maintien à domicile de 2 000 personnes dans le Biterrois et le Narbonnais, avec huit agences locales, dont deux à Béziers, et bientôt une troisième dans le quartier de La Devèze.

« Cette proximité, c’est notre force, assure le fondateur. Les agences sont un lien humain pour nos bénéficiaires comme pour nos employés, qui sont à 90 % des femmes. Les uns comme les autres, parfois, n’ont d’ailleurs pas de moyens de transport à leur disposition. »

Une rencontre pour apprendre à se connaître

Comme beaucoup d’acteurs de ce secteur s’adressant aux personnes dépendantes, La Main de Jeanne propose divers services favorisant le maintien à domicile comme des auxiliaires de vie, des aides-ménagères, de la téléassistance. « Comme il s’agit d’entrer dans le foyer et l’intimité d’une personne âgée, qui ne vous connaît pas, nous proposons avant tout chose une rencontre préalable entre notre employée et le bénéficiaire, pour établir une relation de confiance, ajoute Arnaud de Malefette. Nous sommes les seuls à faire ça. »

Au sein de ce panel, les repas jouent cependant un rôle essentiel : « Quand on est âgé, isolé, c’est souvent le seul petit plaisir que l’on a… Nos livreurs sont très attendus, chaque jour ! » Sans oublier le lien social que cela implique : « Les livreurs connaissent les clients, et vice-versa. Ils nous alertent par exemple quand les repas ne sont pas consommés. C’est important à signaler car la dénutrition est l’un des principaux problèmes qui affectent les personnes âgées ».

Les aides du département

Comme toute entreprise, La Main de Jeanne facture ses services, mais la plupart des bénéficiaires sont éligibles aux aides du Département, comme l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). « Une évaluation est faite en fonction de l’âge, des revenus, et du degré de dépendance, détaille Arnaud de Malefette. Beaucoup de personnes peuvent avoir une prise en charge importante, parfois totale, mais certains l’ignorent. »

À l’heure où la population vieillit de plus en plus, dans un contexte de recherche permanente d’économie, le marché est en tout cas porteur. « Le maintien à domicile des personnes dépendantes est bien moins cher que la maison de retraite, rappelle-t-on à La Main de Jeanne. Mais ce qui est important, aussi, c’est le bien-être de ces « anciens » qui vont pouvoir rester chez eux. »

Des statuts différents

Les structures qui prennent en charge les personnes âgées dépendantes n’ont pas toutes le même statut :

  • Les associations : c’est le cas par exemple de l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR), un réseau très implanté dans le Biterrois.
  • Les prestataires privés, comme la Main de Jeanne : ils salarient leurs intervenants, les clients ne recevant que des factures.
  • Les mandataires privés : c’est le statut des marques nationales comme Petits-Fils. Ces entreprises mettent en relation employeurs et employés, mais c’est le particulier qui est l’employeur.

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