En décembre dernier, la décision du juge des référés du tribunal administratif de Rennes avait fait figure de rebondissement : il avait suspendu le permis de construire délivré à Adim Ouest pour la construction d’un village Pierre & Vacances au Quinquis, à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor). Un projet qui prévoit la création de 100 logements et de 72 places de stationnement.
Parmi les moyens juridiques soulevés par plusieurs riverains opposants au projet, « un doute sérieux au regard de la sécurité publique » avait été pointé par la justice, notamment en termes de circulation et de proximité avec l’école.
Le recours sur le fond rejeté
Une première manche remportée par les opposants à la grande satisfaction de Virginie Le Jannou, alors tête de la liste Un nouveau regard pour Perros-Guirec pour les Municipales de mars. Mais, dans un communiqué diffusé ce lundi 27 avril 2026, celle qui est désormais conseillère municipale d’opposition ne peut que prendre acte du nouveau pas du groupe Pierre & Vacances vers la réalisation de son projet immobilier :
Le tribunal administratif a rejeté le recours engagé contre ce projet. Dont acte. Mais cette décision ne clôt en rien le débat de fond. Depuis le début, nous dénonçons un projet imposé, surdimensionné et en décalage avec les attentes d’un développement respectueux de notre territoire. Ce dossier, porté avec le soutien de la majorité municipale et du groupe Vinci, continue de susciter de fortes inquiétudes et une opposition légitime.
Les opposants peuvent toujours faire appel, mais l’élue en mesure la difficulté, tant la perspective d’engager des frais d’avocat importants que celle d’entrer dans une procédure longue : « Ce choix ne peut être pris sans responsabilité, ni transparence vis-à-vis des habitants ».
Pour une maison des associations
Quoi qu’il en soit, selon Virginie Le Jannou, trois recours gracieux sont toujours en cours. « Ils maintiennent une pression juridique et politique sur ce dossier et obligent les porteurs du projet à répondre sur le fond. Nous refusons que ce projet soit considéré comme acquis ou inévitable. Nous refusons également toute tentative de passage en force ou de banalisation des enjeux environnementaux, paysagers et démocratiques qu’il soulève ».
D’autant que l’élue a son idée pour faire revivre le site du Quinquis, un temps au coeur des débats pour l’accueil d’un collège Diwan : « Il serait idéal pour un projet utile aux habitants, comme une maison des associations. Une réflexion collective mériterait d’être lancée, un nouveau mandat peut signifier une nouvelle vision ! », conclut Virginie Le Jannou.
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