Travail le 1er-mai, salaires, lutte contre l’extrême droite, dégradations des conditions de travail… À quelques jours de la mobilisation du 1er mai à Bagnols-sur-Cèze, rencontre avec Pascal Le Boulch, secrétaire de l’union locale CGT du Gard rhodanien.
Pascal Le Boulch, secrétaire de l’Union locale CGT du Gard rhodanien, fait le point avant la mobilisation du 1er-mai, prévue à 10 h 30 devant La Poste à Bagnols-sur-Cèze. L’occasion pour le syndicaliste d’évoquer sa position sur la proposition de loi autorisant les salariés de certains commerces à travailler le 1er-mai ou sur les sujets locaux sur lesquels se mobilise son syndicat.
Quelle est votre position sur la possibilité pour les boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés le 1er mai ?
Le fait de s’attaquer au 1er mai, c’est vraiment une envie idéologique de revenir sur les droits des travailleurs et sur leur émancipation. Ils essaient de nous dire que c’est pour faire le bien du petit commerce. On n’y croit pas une seconde. Le petit commerce, il n’est pas du tout aidé face à la grande distribution. On sait que c’est pour ouvrir la porte à la légalisation du travail du 1er mai, qui le seul jour chômé payé en France. J’appelle donc tous les travailleuses et les travailleurs à défendre ce 1er mai, en le considérant déjà comme un jour de revendication et pas comme un jour de vacances.
Quelles sont les revendications de la CGT pour la mobilisation de cette année ?
Ce sont toujours les mêmes : les augmentations de salaires, la paix dans le monde, le retour à un droit du travail respecté, à des salaires qui nous permettent de vivre et qui suivent l’inflation. La CGT a énormément de revendications, notamment sur l’accès aux soins. On voit qu’aujourd’hui, ça se dégrade encore plus. À l’hôpital de Bagnols justement, il a été décidé de fermer une unité de soins continus de l’hôpital à partir du 27 avril.
« Il y a les problèmes qu’on a déjà dénoncés à Marcoule, avec une accentuation de la sous-traitance »
En local justement, quels sont les sujets sur lesquels la CGT est actuellement mobilisée ?
Il y a les problèmes qu’on a déjà dénoncés à Marcoule, avec une accentuation de la sous-traitance et une dégradation générale des conditions de travail. On a essayé d’alerter la CLI (commission locale d’information) sur ces questions-là. Il y a eu la fermeture d’Orano Dem : on voit bien que ce n’est pas un boulot qui se termine mais un déplacement de la charge de travail vers des indépendants. On voit aussi Owens Corning être racheté en partie par un groupe indien. Tout cela pèse sur le bassin d’emploi.
La mobilisation du 1er-mai va-t-elle aussi permettre de rappeler l’opposition de la CGT aux idées d’extrême droite ?
On va rappeler, surtout avec ce qui s’est passé aux dernières élections, que la CGT combattra toujours l’extrême droite. Elle essaiera de convaincre les salariés que c’est un faux ami. Quand ils racontent qu’ils sont pour le peuple, ce n’est pas vrai, il suffit de regarder les votes à l’Assemblée nationale, c’est toujours en faveur du capital, jamais en faveur des salariés. Dans ce cadre-là, l’Union départementale a décidé d’aller à différents rassemblements et à Bagnols-sur-Cèze, on aura la chance d’avoir la secrétaire générale du Gard lors de notre mobilisation.







