la justice donne raison à l’ex-députée Aude Luquet

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Le torchon brûlait sérieusement depuis juin 2024 entre les deux adversaires politiques en compétition sur la première circonscription de Seine-et-Marne, lors de l’élection consécutive à la dissolution surprise de l’assemblée nationale. Au point que le conflit s’est retrouvé au tribunal correctionnel de Melun, pour une affaire de diffamation.

Un tract électoral au centre des débats

En cause, un tract électoral diffusé entre les deux tours par la députée sortante Aude Luquet (MoDem-Ensemble) contre son adversaire et prétendant du titre, Arnaud Saint-Martin (La France Insoumise).

En substance, le texte contenait cette phrase qui devait mettre le feu aux poudres entre les deux candidats : « Le projet du chef Jean-Luc Mélenchon consiste à tout conflictualiser, des black blocs ultra-violents aux militants pro-Hamas, en passant par les émeutiers qui brûlent et qui saccagent. Jamais aucune condamnation, mais des messages ambigus et des clins d’œil complices ». Ce texte d’abord distribué en version papier puis mis en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, avait conduit Arnaud Saint-Martin à déposer une plainte contre celle qu’il allait finalement battre dans les urnes.

L’affaire avait été examinée longuement devant à l’audience du 11 février 2026, avec un jugement mis en délibéré à ce mercredi 11 mars. Au final, il ressort qu’Aude Luquet est relaxée du délit de diffamation. Dans un jugement formulé en trois temps, le tribunal a d’abord rejeté deux des argumentaires plaidés par l’avocate de l’ancienne députée. Mais sur l’ensemble du dossier, il a rejeté les motifs de la plainte déposée par Arnaud Saint-Martin.

« Pas d’animosité personnelle »

Lors de l’audience du 11 février, Arnaud Saint-Martin s’était estimé « visé personnellement en tant que candidat » et se déclarait « profondément choqué, atteint dans son honneur d’universitaire et de militant antiraciste ». « Je combats toutes les formes de racisme et d’antisémitisme », avait-il déclaré à la barre des parties civiles.

À son tour, Aude Luquet, en tant que prévenue, avait répondu pour sa part que « son tract visait le parti de La France Insoumise, mais en aucun cas la personne d’Arnaud Saint-Martin, avec lequel il n’y a pas d’animosité personnelle ». Elle avait affirmé en outre qu’elle aurait « bien aimé entendre Arnaud Saint-Martin critiquer la position de ses collègues et amis de LFI ». Et de souligner : « À aucun moment je ne l’ai entendu contester leurs propos. »

Jean-François CALTOT

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