Au Merlerault, une mère famille attaquait son ex pour non-présentation d’enfant, le tribunal ne l’a pas entendu

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Le prévenu l’assure, « c’est à cause d’un problème de voiture en panne » qu’il n’a pas pu ramener l’enfant à sa mère. Il aurait alors demandé à celle-ci de venir la chercher, ce à quoi elle aurait consenti dans un premier temps avant de se raviser, selon lui. Propos rejetés catégoriquement par la mère, elle n’avait alors pas de voiture, et « il le savait très bien » dira-t-elle dans sa déclaration.

Des droits de visite encadrés

Si le père a trouvé une solution pour ramener l’enfant au domicile maternel dès le lendemain, la mère avait entre-temps déposé plainte.

Le juge aux affaires familiales avait, dans sa décision, laissé la possibilité aux parents d’organiser leurs droits de visite à l’amiable. Tout en stipulant cependant que face à de potentielles difficultés, c’était au père d’assurer les transports. Cependant les multiples déménagements de la mère, parfois à de grandes distances, lui ont rendu la tâche difficile.

Un conflit parental qui perdure

Mais ce qui transparaît surtout derrière cette affaire, et que le tribunal a pointé, c’est la persistance, 5 ans après leur séparation, « d’un conflit toujours présent et qu’il va falloir régler, pour préserver l’intérêt de l’enfant » dira le procureur, arguant que son bien-être devrait être « la seule boussole pour la famille ».

Quoi qu’il en soit, et quoi qu’en dise le père, c’est bien à lui qu’incombait la mission de ramener l’enfant à sa mère. Un point de vue validé par l’avocat de la mère pour qui la non-présentation de l’enfant est bel et bien caractérisée. Pour lui, la panne de voiture a été « entièrement inventée ». Néanmoins, le procureur insistera sur l’importance de régler le conflit entre les deux parents.

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Beaucoup de présupposés à l’encontre du père

Pour l’avocat du père, « on tape beaucoup sur sa tête » et on déduit rapidement qu’il n’a pas cherché de solution. Or, il en a trouvé une, certes avec un peu de retard. Et puisqu’il y a beaucoup de présupposés le concernant, l’avocat entreprend un pointage des erreurs de la mère, s’appuyant sur un rapport de travailleurs sociaux à destination du juge aux affaires familiales.

Ainsi, « les multiples déménagements, changements d’école et de conjoints » de la mère listés dans le document, ne seraient-ils pas « tout aussi préjudiciables à l’enfant ? » Toujours selon ce rapport, il existe plusieurs « éléments de danger au domicile de la mère » et qui ont amené les travailleurs sociaux à demander la mise en place « d’une mesure éducative intensive » a-t-il affirmé. Quant à la non-présentation de l’enfant, rien ne permet de dire qu’elle était intentionnelle car due à un problème mécanique !

Face donc à ce climat familial décidément bien tendu, le tribunal a relaxé le père. Si la constitution de partie civile pour la mère à été validée, elle a cependant été déboutée de toutes les demandes de dédommagements qui s’y rattachent.

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