Véritable lieu de culture et de vie depuis des dizaines d’années à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), le Théâtre Buissonnier a été victime de vandalisme. Un acte qui exaspère les gérants, Gilles et Rose Richard, mais ils veulent passer à autre chose et que la culture reprenne le dessus.
La date de ce fait divers reste cependant très floue : « nous avons du mal à définir quand cela s’est passé. C’était entre samedi 18 avril et mardi 21 avril 2026 », souligne Gilles Richard, qui était avec Rose, « à l’autre bout de la France sur un festival ».
Des œufs explosés contre les murs du Théâtre Buissonnier
C’est l’administratrice de l’association qui s’est retrouvée face à cette scène en arrivant sur les lieux, le mardi 21 avril 2026. « Au début, elle n’a pas trop compris ce qu’il s’était passé. La porte avait été forcée… » Puis, les découvertes se sont enchaînées.
Des œufs ont été explosés sur les murs de la cuisine, des bouteilles ont été cassées au ChAntier, il y avait plein de bazar mis partout…
Et surtout, le clou du spectacle : « nous avons un grand local avec des milliers d’objets stockés à l’intérieur… Des extincteurs y ont été percutés, il y avait de la poudre partout. »
Un produit toxique et corrosif qui inquiète le couple d’intermittents. « Tout est condamné dans cette salle en attendant une désintoxication du lieu. Sauf que cela coûte très cher, nous sommes en négociation avec notre assurance. »
La poudre d’extincteur : un produit toxique qu’il faut nettoyer
En plus de cela, « nous ne sommes pas sûrs que le matériel sera en état de marche après ».
Une situation délicate à laquelle s’ajoutent… des vols !
Toute la sonorisation de la guinguette a disparu. Sauf qu’il y a certainement d’autres objets volés, mais impossible de le savoir à l’instant T, ce sera au fil du temps, quand nous en aurons besoin.
Une enceinte a également été retrouvée dans la rivière, proche de la guinguette… Comme des extincteurs, eux aussi dans l’Huisne, mais au Pont de Bois.
Cet acte de vandalisme semble avoir ciblé le Théâtre Buissonnier.
C’est un fait isolé pour lequel nous n’avons aucune piste.
Plus de 20 000 euros de préjudice
Gilles Richard ne décolère pas : « Venir attaquer un lieu culturel avec une telle détermination, c’est quelque chose qui ressemble à de la bêtise. Il faut vraiment ne rien avoir dans la tête. »
À l’heure actuelle, le préjudice s’élève aux environs de 20 000 euros. « Nous en avons eu pour 12 000 euros de nettoyage, et déjà pour minimum 8 000 euros de matériel. »
Des sommes qui inquiètent Gilles… « Nous ne sommes qu’une structure associative, pas riche, et qui a beaucoup de mal. Si l’on doit rembourser des frais à notre charge… »
Pas d’inquiétude cependant pour les fans de la première heure du Théâtre Buissonnier, « nous ne lâcherons rien, la programmation reste comme elle était prévue », assure Gilles.
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