Stéphane Dalle revient sur ses longs mois en tant que maire par intérim, sur ses difficultés et sur la division de la majorité.
En marge de la présentation de son programme, interrogé par Midi Libre sur les doutes qu’a pu laisser, chez certains Lunellois, la période où il a assumé l’intérim de maire, le candidat de Lunel au cœur Stéphane Dalle, a accepté, pour la première fois, de s’expliquer et dire sa vérité. « Je réponds par souci de transparence« , précise-t-il.
« Un surmenage que j’ai assumé »
Pour évoquer cette période, Stéphane Dalle reprend le cours de l’histoire et dit n’avoir »ni agressivité ni amertume », puis il déroule : « J’ai assuré l’intérim de maire presque deux ans sur cinq, sans avoir les pleins pouvoirs et en continuant à diriger mon département de recherches à l’Inserm. En mairie, j’ai travaillé sur tous les dossiers et œuvré à la stabilité de l’équipe. Si je fais le bilan, je constate que tous les projets ont été inaugurés, comme prévu, en juin 2025. »
Puis le candidat se livre sur ses difficultés : « J’assurais les intérims et je continuais à travailler et, à moment donné, je suis arrivé à un surmenage que j’ai assumé. J’ai affronté ces moments difficiles mais les personnes qui passent par là, savent que lorsqu’on en sort, on est plus fort, plus solide pour l’avenir. » Dans cette logique, Stéphane Dalle explique ensuite la raison qui l’a poussé, en mars 2025, à demander à Pierre Soujol de suspendre temporairement son dernier intérim, entre mars et mai 2025 : « J‘étais engagé à la création de l’Institut de la longévité avec l’Inserm et je n’ai pas voulu renouveler les difficultés antérieures mais la réalité c’est que sur cinq ans, j’ai été moins présent pendant trois mois seulement trois mois. Voilà ce qu’on me reproche. Les Lunellois seront juges.«
Un rapprochement Gougeon-Muscat
Enfin, à la question de la division de la majorité sortante, Stéphane Dalle remonte à nouveau le temps pour y trouver sa réponse : « Pendant les trois mois où j’ai demandé la suspension de mon intérim, j’ai constaté que Stéphane Muscat et Paulette Gougeon se rapprochaient. Toutes les représentations publiques de l’époque en témoignent et alors que jusque-là, nous tentions de trouver une solution d’avenir à l’intérieur de la majorité, est apparue une solution externe. La conséquence de ce rapprochement c’est d’abord ma mise à l’écart en juin, puis la division de l’équipe et enfin la perte de temps« , conclut-il en listant : « Depuis septembre 2025, je constate que la conséquence de tout ça c’est la création de plusieurs groupes politiques, l’isolement et la perte de majorité du maire, la concentration des délégations sur quelques-uns sans conseil municipal, un seul conseil municipal, et des dossiers abandonnés comme la qualité du marché du jeudi.«
Ultime précision de l’ex-premier adjoint sur cette période : « Je retiens de ce mandat qu’être maire réclame une exigence folle, on ne peut l’être qu’à 100 % c’est pour cela que si je suis élu, j’ai pris la décision de ne plus être directeur de recherches. Mais je chercherai à rester connecté avec le monde professionnel, le monde réel », lâche-t-il.








