le détenu rebelle s’en prend à deux surveillants à Argentan et prend trois mois de prison ferme

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Un homme de 35 ans, aujourd’hui incarcéré à la prison de Flers, a comparu ce mardi 28 avril 2026 pour des faits de rébellion à l’encontre de deux surveillants pénitentiaires.
Les faits ont eu lieu fin octobre 2023, alors qu’il était encore détenu au centre de détention d’Argentan.

Une altercation qui a nécessité l’intervention de deux surveillants

Sitôt l’audience démarrée, le prévenu a souhaité prendre la parole pour indiquer qu’il avait sollicité un avocat mais que sa demande n’avait pas eu de suite. Comme il « aimerait être défendu », il a sollicité un renvoi. Mais comme son dossier ne comporte « aucune trace de cette demande », il a été débouté et son affaire a été examinée.

Tout est parti d’une altercation avec un autre détenu. Une altercation qui a nécessité l’intervention de deux surveillants pour contenir le prévenu. Le prévenu qui dit avoir un rapport correct avec les surveillants, affirme ne pas avoir été violent vis-à-vis d’eux. « Ça se voit sur les vidéos », dira-t-il. « J’ai baissé la tête pour éviter les coups de poing du surveillant. J’ai eu les doigts tordus et les tendons arrachés. C’est un peu moi la victime », annoncera-t-il, tout en remettant au juge des documents médicaux attestant ses dires.

Cependant, pour le procureur le prévenu n’est pas mis en cause pour des faits de violence mais uniquement « pour avoir refusé de se soumettre à l’autorité des agents pénitentiaires », et que c’est son refus d’obtempérer qui a occasionné les violences, celles reçues et celles données. Et c’est donc uniquement sur l’accusation de rébellion que le tribunal doit statuer.

Une rébellion caractérisée, au vu des vidéos et des différents témoignages, et pour laquelle le procureur requerra 4 mois de prison sans aménagement.

Libérable fin mai, le détenu sollicite un aménagement de peine pour ne pas être empêché dans son projet de vie à sa sortie : « Un travail et un logement m’attendent à Rouen », dira-t-il.

Avec 18 mentions à son casier judiciaire, dont plusieurs faits de violence, il dit avoir travaillé sur ses questions pendant sa détention. Un travail que le tribunal évaluera comme insuffisant puisqu’il sera reconnu coupable et récoltera 3 mois de prison supplémentaire, sans aménagement.

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