Félix et Alexis Lebrun, 19 et 22 ans : les deux stars de Montpellier déjà immortalisées, la Lebrunmania traverse la France et les frontières

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Les Lebrun ont la cote. Inauguration de salles, demandes de selfies quotidienne, sollicitations médiatiques… Depuis l’aventure olympique de Paris 2024, leur nouveau quotidien témoigne d’une popularité croissante, presque envahissante. "Ça fait partie de notre vie, on fait avec", témoignent les deux Montpelliérains, érigés depuis deux ans en symboles du sport français. Pas toujours facile…

Si jeunes et déjà inscrits dans la pierre. Le 15 avril dernier, Félix (19 ans) et Alexis (22 ans) Lebrun ont vécu le rarissime honneur pour des champions en activité d’inaugurer une salle à leurs deux prénoms dans le club du TT Le Folgoët-Lesneven, dans le Finistère. Il faut imaginer la scène, digne d’un banquet d’Astérix. Cinq cents admirateurs venus mitrailler de selfies et de demandes d’autographes les deux frangins star, sans oublier de les couvrir de gourmandises, spécialités culinaires locales et raquette en chocolat en bandoulière. Les « frères lunettes », débarqués en famille, n’ont pas été en reste en assurant le spectacle lors d’un set exhibition et, surtout, en sacrifiant deux heures de leur précieux temps à leurs fans, toujours plus nombreux.

Déjà trois salles baptisées au nom des Lebrun

Avant d’inaugurer le 15 avril 2026 la salle du club TT Le Folgoët-Lesneven (Finistère), nouvellement baptisée "Félix et Alexis Lebrun" dans la liesse générale, les deux pongistes montpelliérains avaient déjà connu l’un et l’autre cet honneur.

C’est d’abord Félix, tout frais auréolé de ses deux médailles de bronze olympiques à Paris qui, le 28 décembre 2024, donnait son nom à l’extension du foyer de Saint-Christol-lèz-Alès, destiné à la pratique du tennis de table.

Alexis lui emboîtait le pas le 26 novembre 2025 en inaugurant à son tour une nouvelle salle à Puiseux-en-France, dans le Val d’Oise. "C’est toujours une immense fierté", témoigne l’aîné de la fratrie. Et ils n’en sont qu’au début de leur carrière…

« On a conscience qu’il s’agit d’un moment rare, ça nous a fait super plaisir, c’était très cool. On est content d’avoir fait le déplacement car ce n’est pas toujours évident avec le calendrier sportif », sourit Alexis Lebrun quelques jours après, en pleine préparation aux Championnats du monde par équipes (28 avril-10 mai). Après neuf mois de négociation avec Dominique Lebrun, la maman en charge et surchargée de sollicitations médiatiques et commerciales, le club de Lesneven a vibré d’une effervescence populaire, chaleureuse et authentique, l’ordinaire des frangins.

Ce n’est pas encore Zidane à Marseille, mais « leur popularité est de plus en plus grande »

« C’est sûr qu’on sent pas mal dans de soutien dans toute la France, ça nous donne plein de force pour les prochaines échéances », reprend Alexis. Ce n’est pas encore Zidane à Marseille et encore moins le numéro un mondial Wang Chuqin, escorté par des gardes du corps chaque fois qu’il fait un pas en Chine, mais « leur popularité est de plus en plus grande », constate le papa Stéphane Lebrun. « Il faut juste en prendre conscience et bien s’en occuper, c’est-à-dire les protéger de temps en temps, intervient-il. Ça nous est arrivé la dernière fois au restaurant, on était en réunion de travail, cinq personnes sont venues avec bienveillance mais ce n’était pas le moment. Ça reste encore gérable, mais il faut apprendre à dire non, parce que lorsqu’il y a 300 personnes qui vous arrêtent pour une photo, on ne peut pas donner 300 photos. »

Cinq cents fans autour de la table : les frères Lebrun ont fait le show à Lesneven (Finistère). MAXPPP – Baptiste Kerrien

Célébrité quand tu nous tiens… qui n’accorde aucun répit et fait boule de neige depuis l’épopée olympique de Paris 2024, avec Félix couvert de bronze en individuel et par équipes avec Alexis. Tout commence chez eux, à « Montpeul », dans le vétuste gymnase Alain-Achille, où ils partagent la salle avec les licenciés de l’Alliance Nîmes-Montpellier (ANMTT). « Même ici, ils sont très sollicités, ils mettent du temps à sortir après leur entraînement parce qu’il y a toujours 80 gamins qui les arrêtent. Or, ils ont besoin de moments de calme », témoigne Stéphane Lebrun, directeur sportif du club.

Si l’intrusion des fans se veut plus passionnelle en Asie – les « frères lunettes » sont assaillis dès la sortie de leur hôtel à Pékin ou Macao –, la gestion de la pression médiatique est désormais un paramètre de performance incontournable, nourri de cet implacable constat : jamais tranquille, même entre deux tournois. Pas de quoi perturber Alexis, qui prend la vague avec beaucoup de légèreté. « Le public, les médias, tout cela n’est pas une contrainte, on s’est adaptés, ça fait partie de notre vie maintenant, il faut faire avec. Je pense qu’on est bien entourés, ça nous permet de nous focaliser sur la compétition sans que ce soit pesant. » Keep cool and smile, la folie s’exporte ces jours prochains à Londres.

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