"Une petite lui a dit qu’elle était allergique aux noirs" : scolarisé en CP, ce petit garçon de 6 ans subit déjà les insultes racistes

admin
Par
admin
3 min de lecture

Un enfant de 6 ans scolarisé à Bernin, en Isère, est victime de harcèlement scolaire à caractère raciste depuis plusieurs années. Sa mère témoigne d’un parcours épuisant face à une institution qu’elle juge insuffisamment réactive.

Il n’est qu’en CP mais subit déjà des insultes racistes depuis plusieurs années. « La première insulte, c’était en première année de maternelle, on l’a traité de « tête de singe ». Une petite copine lui a même dit qu’elle était « allergique aux noirs », raconte Nicole, sa maman, au Dauphiné Libéré.

Préférant éviter l’escalade, la mère avait jusqu’alors choisi de faire confiance à l’école, en signalant chaque incident par mail. Une approche qui semblait, selon elle, porter ses fruits.

Mais depuis son entrée en CP cette année, les choses auraient pris une tournure plus préoccupante. En novembre 2025, le petit G. aurait été victime d’une insulte à caractère raciste de la part d’un camarade, qui l’aurait traité de singe. Ce même enfant aurait également adopté des comportements agressifs envers un autre élève d’origine nigérienne.

C’est en mars, lorsque sa mère a publié une vidéo le 2 mars qui aurait recueilli « presque 2 millions de vues cumulées » et plus de 7 000 commentaires sur Instagram, montrant son fils prier dans une église en « implorant qu’on arrête de l’insulter », que la situation aurait commencé à évoluer. C’est à la suite de cette publication et d’une plainte déposée par la famille que des solutions ont été proposées.

« Est‑ce à la victime de changer d’école ? »

Malgré ses tentatives pour rencontrer la directrice, la mère dit n’avoir obtenu aucune réponse de sa part. Si l’Éducation nationale assure avoir pris des mesures, c’est la suggestion de l’inspecteur lui conseillant de changer l’enfant d’école qui l’a le plus heurtée. « Est-ce à la victime de partir ? » s’est-elle indignée auprés de nos confrères.

Au bout de six mois de calvaire, la famille s’est finalement vu proposer le programme pHARe, dispositif national de lutte contre le harcèlement scolaire. Ce qui implique que l’école doit mettre en place des actions de sensibilisation, des formations et des dispositifs d’écoute pour prévenir et répondre au harcèlement.

Le numéro 3018, dédié à la lutte contre le harcèlement et les cyberviolences, est intégré à ce programme et est rappelé chaque année aux élèves et à leurs familles.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr