Le 12 février 2025, la Commission européenne a décidé de traduire la France devant la Cour de justice de l’Union européenne, estimant que la chasse à la palombe au filet ne respecte pas la directive "Oiseaux". Une procédure qui ravive la colère des chasseurs du Sud-Ouest, mobilisés ce mois d’avril pour défendre une pratique vieille de six siècles.
Les fédérations départementales de chasseurs se sont réunies tout ce mois d’avril, indique France Inter, et dans le Sud-Ouest de manière un peu plus véhémente, car la chasse à la palombe, ou pigeon ramier, est dans le viseur des associations de défense animale et de la Commission européenne.
Les « pantes » et les « pantières », ces filets horizontaux et verticaux utilisés depuis le XVe siècle pour capturer le pigeon ramier, ont déjà été épinglés par la Commission européenne, qui a décidé de traduire la France devant la Cour de justice de l’Union européenne le 12 février 2025, estimant que cette chasse au filet ne respecte pas la directive « Oiseaux ».
Cette directive est un texte européen qui interdit, sauf dérogations strictes, la capture et la destruction des oiseaux sauvages, mais aussi la dégradation de leurs habitats. Or des départements tels que le Gers, les Landes, la Gironde ou les Pyrénées-Atlantiques profitent de ces dérogations, note La Dépêche.
« Il serait incompréhensible que ce type de chasse soit interdite »
Cette directive est un texte européen qui interdit, sauf dérogations strictes, la capture et la destruction des oiseaux sauvages, mais aussi la dégradation de leurs habitats. Or des départements tels que le Gers, les Landes, la Gironde ou les Pyrénées-Atlantiques profitent de ces dérogations, détaille La Dépêche.
Mais l’association « One Voice » a saisi en août dernier le Conseil d’État pour faire interdire les décrets autorisant ces exceptions et cette pratique. Ce décret sert aujourd’hui de fondement juridique aux recours contre les chasses au filet jugées non conformes à la protection de ces espèces. De l’autre côté, la palombe au filet est présentée comme la dernière chasse traditionnelle française, d’où la combativité de ses défenseurs, le tout soutenu par le gouvernement.
« Il serait incompréhensible que ce type de chasse traditionnelle, patrimoniale, qui vise des espèces qui ne sont pas menacées, soit interdite », a récemment déclaré au Sénat Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la transition écologique.
Pour les associations de protection animale, ces actions représentent une traduction juridique nécessaire dans un contexte de crise de la biodiversité. Pour les chasseurs et leurs soutiens politiques, il s’agit au contraire d’un combat idéologique contre une pratique culturelle ancestrale.






