une famille sous le joug d’un tyran domestique à Caen

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Sylvain*, un homme de 52 ans, a été jugé en son absence à l’audience correctionnelle de jeudi 23 avril 2026. Il était mis en cause pour violence conjugale, pour des faits commis le 29 avril 2025 à Caen (Calvados).
Cette affaire de violence conjugale est bien particulière. C’est l’arbre qui cache la forêt. Si le prévenu doit répondre de violence physique commise pour la première fois en plus de trente ans de vie commune, en ce qui concerne les violences psychologiques, c’est une toute autre histoire.

Il écrase la main de sa femme dans une porte et bouscule leur fille

En ce mois d’avril 2025, Muselina*, l’épouse de Sylvain et la mère de ses trois enfants, a décidé de dire stop. Un divorce est donc en cours et la maison va être mise en vente chez un notaire. Dans ce contexte de séparation, le climat est oppressant.

Sylvain, particulièrement énervé, aurait voulu brûler des documents dans le garage. Voulant l’en empêcher, Muselina se serait retrouvée la main coincée dans la porte. « Il tapait sur mes doigts avec un objet pour que je lâche », raconte-t-elle. Voulant protéger sa mère, leur fille adolescente aurait été violemment repoussée par son père qui lui aurait cassé ses lunettes

Un véritable pacha 

Alors, Muselina va parler « de ce qu’elle a accumulé pendant des années ». Ce sont ses mots. D’ailleurs, l’entourage décrit Sylvain comme un tyran domestique, un véritable pacha, qui ne s’occuperait pas de ses enfants, qui ne ferait rien à la maison. Il se consacrerait à son travail et « à la surveillance de sa famille ».

Il aurait installé des caméras dans la maison, instauré un couvre-feu, rédigé un règlement intérieur. Il aurait géolocalisé le portable de Muselina. « Quelque soit l’endroit où tu iras, je le saurai », lui aurait-il dit. Celle-ci confie également subir régulièrement des relations sexuelles imposées.

Profil psychologique « affligeant »

Le procureur qualifie d’ »ignoble » le comportement de cet homme, sans passé judiciaire mais au profil psychologique « affligeant ».

Le tribunal prononce une peine de quatre mois de prison avec sursis, une interdiction de contact avec sa famille, et une obligation d’effectuer un stage de prévention aux violences conjugales. Il devra aussi verser 2 000 euros à Muselina et 1 500 euros à leur fille pour leur préjudice moral. Il devra aussi rembourser 365,85 euros pour les lunettes cassées et s’acquitter de 150 euros d’amende.

*Prénoms d’emprunt.

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