Incendie mortel à Sète : "J’ai vu la mort en direct", des témoins ont tenté de porter secours aux deux victimes du studio

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Plusieurs bons samaritains, voisins, employés et de chez Nicollin et professionnelle de santé, ont tenté de sauver les victimes piégées dans l’appartement, lors de l’incendie de mardi 28 mai Grand rue Mario-Roustan. L’enquête sur cet incendie mortel a été confiée à la PJ.

La Grand rue Mario-Roustan était encore tout endormie lorsque le feu est apparu sortant d’une fenêtre grillagée d’un appartement situé au rez-de-chaussée de l’immeuble du numéro 47. Des cris ont alerté des voisins et des travailleurs présents dans la rue à ce moment-là. Certains ont tenté de porter secours aux personnes à l’intérieur de l’appartement où le feu était extrêmement virulent et qui hurlaient à l’aide.
Les deux occupants étaient visiblement “piégés” dans le logement dont les fenêtres étaient obstruées par de lourdes grilles anti-intrusions.
Des personnels de l’entreprise Nicollin ont tenté de leur porter secours en tentant d’ouvrir la porte du logement mais en vain. Celle-ci aurait été « bloquée »

« Il a essayé depuis l’extérieur d’éteindre le feu avec quatre extincteurs »

Vers 8 h, encore sur les lieux du drame avec plusieurs habitants encore abasourdis par les scènes vécues à peine quelques heures plus tôt, cette voisine attend quelques éléments d’information sur les malheureuses victimes de l’incendie. Elle explique que son fils est un voisin d’en face de l’immeuble meurtri. « Il a essayé depuis l’extérieur d’éteindre le feu avec quatre extincteurs qu’il a obtenu dans les restaurants de la rue. Mais le feu était tellement puissant qu’il n’a pas réussi et la porte était bloquée ». Son fils qui avait inhalé énormément de fumées fait partie des deux victimes qui ont été transportées par les pompiers au centre hospitalier de Sète.
Cette femme, professionnelle du monde médical, qui était en intervention à cette heure-là dans la rue a appelé les secours et tenté également d’intervenir mais « je me suis retrouvée impuissante », confie-t-elle encore très affectée par la scène effroyable vécue quelques heures plus tôt. « Je n’avais pas de point d’eau et il y avait des grilles anti-intrusions. Les personnes criaient, collées à la vitre. Nicollin a essayé de trouver quelque chose pour les faire sortir. Ils ont essayé avec un extincteur. Mais on n’a rien pu faire, j’ai vu la mort en direct », lâche-t-elle, de plus en plus affectée, au fil des heures, par les évènements dramatiques dont elle a été témoin. La professionnelle privée de voiture qu’elle avait stationnée dans le quartier, a tout de même tenu à continuer sa tournée de soins de la matinée, le cœur très lourd.

Enquête confiée à la PJ, autopsies « dans les meilleurs délais »

Mardi en fin de journée, le procureur de la République de Montpellier a indiqué qu’une « enquête a été ouverte et confiée au SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire, NDLR) pour déterminer les causes et origines du sinistre et les circonstances précises des décès, avec notamment des examens techniques confiés aux services spécialisés de la police scientifique ». Précisant également qu’un médecin légiste avait fait de premières constatations médico-légales lors de la levée des corps « avant la réalisation d’autopsies dans les meilleurs délais ».
Le procureur de la République Thierry Lescouarc’h a ajouté : « Il va être procédé aux auditions de témoins et aux exploitations techniques nécessaires pour aboutir à la manifestation de la vérité, les investigations se poursuivant ». Et elle devrait être longue.

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