"On m’a annulé mon vol alors que j’étais à l’embarquement" : le calvaire de Paul Feixa, Millavois coincé à Dubaï

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Le Millavois Paul Feixa est coincé à Dubaï en attendant une solution de rapatriement. Plusieurs de ses vols ont été annulés à la dernière minute. Il raconte.

Lorsqu’il a fait ses bagages pour Dubaï, le Millavois Paul Feixa était loin de s’imaginer le calvaire dans lequel il s’était mis. Dans sa tête, ce voyage touristique lui permettait d’aller voir sa copine. « Lorsque je suis arrivé, les Américains n’avaient même pas pris la mer. » Comme tous les étrangers exilés, il s’est retrouvé confronté à la guerre et un espace aérien fermé en raison de toutes les attaques que subit le pays.

Un vol annulé alors qu’il était prêt à embarquer

Depuis, pour trouver un avion et revenir auprès de sa famille à Millau, c’est un long combat. Un vol annulé, puis deux… « J’ai contacté Air France pour qu’ils me mettent sur un vol Emirates, les seuls qui peuvent voler et manque de bol c’est arrivé le jour où il y a eu une attaque de drone sur un réservoir de kérosène à l’aéroport, tout a explosé, plein de vols annulés et redécalés. » A ce moment-là, il n’était pas loin de toucher le but. « Je me suis pointé à l’aéroport comme tout le monde et le départ a été annulé quand j’étais à la porte d’embarquement. » C’était le 17 mars, à trente minutes du décollage de son avion.

« Un drone s’est crashé à 100 m de ma fenêtre »

Depuis, il attend patiemment une solution pour le retour. Comme la majorité des personnes sur place, il est confronté à une situation loin d’être des plus agréables. « J’ai vu un drone se crasher à 100 m de la fenêtre de mon hôtel, raconte-t-il. Les personnes sur place sont soumises à des alertes sur leur téléphone lorsqu’il y a une menace. « Tous les jours, on en a deux ou trois. Cette nuit, cela a sonné trois fois, ce matin une fois. » Malgré cela, il relativise : « Ils ont un système très performant pour intercepter les missiles et les drones, ce sont eux qui en ont intercepté le plus. »

Sa famille, en France, ne sait plus comment faire pour l’aider. « Il y a une perspective de rapatriement qui est prévue, mais c’est extrêmement compliqué, on ne sait pas le nombre de places qui seront disponibles », explique-t-il. Ses proches sont pendus à leur téléphone pour attendre la bonne nouvelle. « Tant qu’il n’est pas dans l’avion, on n’y croit pas… » Sur place depuis le 17 février, il devait rentrer au début du mois de mars. Il espère voir le bout du tunnel prochainement.

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