Jeune rugbyman frappé à la tête en plein match dans l’Aveyron : la sanction des instances du rugby vient de tomber pour l’agresseur

admin
Par
admin
5 min de lecture
#image_title

Le 22 février, Noah Loubéty a été très gravement blessé lors du match de rugby Séverac-le-Château, dans l’Aveyron, contre l’entente Maureilhan-Montady en réserve de Régionale 2. L’auteur du coup a été placé sous contrôle judiciaire strict. Il n’a pas le droit, pour le moment, de rechausser les crampons.

Dimanche 22 février, un hélicoptère se posait sur le stade de rugby de Sévérac-le-Château, dans l’Aveyron. L’équipe médicale venait prendre en charge Noha Loubéty, 23 ans, joueur de l’US Séverac, victime d’un très mauvais coup porté à la tempe par un adversaire de 20 ans, jouant pour le club de réserve Régionale 2 de Maureilhan-Montady. Très vite, la santé du rugbyman aveyronnais s’est dégradée, tant et si bien qu’il sera transféré de l’hôpital de Rodez, vers Purpan, à Toulouse pour y être opéré dans l’urgence. Son pronostic vital avait, ce soir-là, été engagé. Depuis, Noha a regagné son domicile. Sa santé s’améliore petit à petit. Il se remet de son hémorragie cérébrale avec enfoncement de la boîte crânienne.

La radiation à vie sollicitée à la Fédération

Ce vendredi 13 mars, le conseil de discipline de la Ligue Occitanie de rugby a décidé de l’avenir du joueur héraultais. « Il est suspendu pour une durée d’au moins 52 semaines, a confirmé le service juridique de la Ligue Occitanie. Nous ne pouvons pas aller au-delà et demander sa radiation définitive. C’est pourquoi cette décision est accompagnée d’une demande de radiation définitive auprès de la Fédération française de rugby (FFR). Les ligues régionales n’ont pas le pouvoir de prendre de décisions plus sévères, c’est pourquoi le dossier est transmis à la Fédération, l’instance la plus haute dans le rugby, qui nous suivra ou pas. »

Le mis en cause ne fera pas appel de la décision de la Ligue

"Nous avons décidé de ne pas interjeter appel de la décision de la Ligue Régionale d’Occitanie qui lui interdit de jouer pendant au moins un an, a assuré pour sa part, Me Chris Baptiste qui défend les intérêts du joueur héraultais. Mon client n’est pas du tout dans un esprit contestataire et il est tellement choqué par ce qu’il a fait qu’il n’envisage même pas l’idée de rejouer un jour. Il pense avant tout à la santé de sa victime et à rien d’autre. Après il se soigne, il consulte un psy comme la justice le lui a demandé et il reconnaît que cela lui fait énormément de bien. Même si ce n’est pas audible pour le moment, il essaye de faire face."

« Ce joueur n’a pas sa place sur un terrain de rugby »

On se souvient que le 23 février, le président de la Ligue Occitanie de rugby, Joël Castany avait assuré à Midi Libre : « Ce joueur n’a pas sa place sur un terrain de rugby. Il y aura un avant et un après 22 février à Séverac. Ce terrible fait, vient ternir une saison où nous nous félicitions, samedi 21 février (la veille du match, NDLR), d’une amélioration significative du nombre d’incidents en Régionale, tout en saluant l’effort de comportement réalisé par la majorité de nos clubs. Ce type de comportement nous vient d’une société en pleine crise, d’une jeunesse sans repère, d’une violence dont nous sommes le miroir. Rien ne peut excuser ce geste. »

Le suspect a été mis en examen

Le dimanche 22 février, le joueur incriminé a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Séverac, puis, déféré, le mardi 24, devant un juge à Rodez. Il a été décidé de le placer sous contrôle judiciaire strict après sa mise en examen pour des faits de violence volontaire ayant entraîné une infirmité permanente. Dans le cadre de son contrôle, il doit suivre des soins psychologiques, mais il lui a été fait interdiction de se rendre sur un terrain de rugby. Il lui est interdit de rentrer en contact, de quelque manière que ce soit, avec ses coéquipiers ou, bien entendu, la victime. L’instruction suit son cours et la Ligue Occitanie de rugby décidera de son action devant la justice en fonction de l’état de santé du jeune Noha Loubéty. Elle se constituera partie civile, quoi qu’il en soit, « afin de défendre l’intérêt supérieur du rugby occitan », a ajouté Joël Castany.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr