Une nouvelle fresque à l’entrée de Bagnols-sur-Cèze, signée du street-artiste Benoît Pyrate qui graffe les murs de Tokyo à Bruxelles

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Benoît Pyrate, qui a peint la nouvelle fresque murale à l’entrée sud de la ville, a commencé le graff à Bagnols-sur-Cèze où il a grandi et en vit aujourd’hui grâce à des projets réalisés aux quatre coins du monde.

Les automobilistes qui empruntent l’avenue Georges-Besse pour entrer dans Bagnols-sur-Cèze n’auront pas manqué la nouvelle fresque qui orne le grand mur, à l’entrée de la ville. Une réalisation aux couleurs vives mettant à l’honneur les super-héros Marvel que vient de réaliser Benoît Pyrate. « C’est en 2002 que le propriétaire m’a contacté pour la première fois pour que je peigne son mur. Depuis, je l’ai déjà fait une trentaine de fois, notamment lorsqu’il y avait le festival de reggae pour annoncer des concerts. Mais là ça faisait longtemps que je ne l’avais pas fait en entier », indique le street-artiste.

L’une des fresques murales signées Benoît Pyrate. DR

Bruxelles, Tokyo, Genève…

Le quadragénaire vit aujourd’hui de son art aux quatre coins du monde : à Bruxelles, à Tokyo, à Genève… « Dès qu’on me propose un chantier, j’y vais », confie simplement Benoît Pyrate avant d’ajouter : « Maintenant, j’ai la chance d’avoir pas mal de demandes donc je peux aussi choisir ce dont j’ai envie ». Mais avant de faire connaître son travail à l’international, Benoît Pyrate l’a donc développé dans le Gard, et plus particulièrement à Bagnols-sur-Cèze. Il y découvre le graff à l’âge de 17 ans, à une époque où l’art de rue « ne s’était pas encore démocratisé ». « Avec des collègues, on a fait nos premiers graffs de nuit. On allait par exemple place de la Vierge, dans une maison abandonnée. On s’est fait attraper une fois », relate-t-il.

Le mur qu’a récemment réalisé le street-artiste à Bruxelles. DR

Puis petit à petit, « on a commencé à travailler de jour en ayant l’autorisation de peindre sur le parking derrière le Weldom ». Un moyen de « faire ses armes », confie celui qui se souvient aussi d’une réalisation sur un hangar à Saint-Nazaire, au milieu des vignes. Dans la capitale du Gard rhodanien, il bombe aussi la montée d’escaliers de la médiathèque, un bâtiment de la Citadelle ou encore le mur des Escanaux qui porte aujourd’hui la mention « Welcome to the Gitani ». « J’avais fait le portrait de 22 enfants du quartier qui faisaient la grimace », se remémore le désormais Chusclanais.

« Je suis un peu touche-à-tout »

Benoït Pyrate lors d’un projet à Tokyo, au Japon. DR

Finalement, c’est en 2009, « une année charnière pour le street-art », qu’il parvient à faire de sa passion son moyen de subsistance. Entreprises, collectivités ou encore particuliers font appel à ses talents. Et l’artiste a l’avantage de s’adapter aux besoins de ses clients. « Je suis un peu touche-à-tout, je ne reste pas cantonné à un seul style. J’aime l’art en général ». En témoigne cette récente collaboration avec le champion du monde de burger, Joannes Richard, pour lequel il a customisé les chaises, les tables, les murs ou encore les luminaires de ses restaurants marseillais et montpelliérains. Où quand la créativité dépasse le support.

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