Le 12 février, déséquilibrée par les bourraques à 108 km/h de la tempête Nils une grue de 600 tonnes s’est abattue sur un cargo de céréales. Un mois plus tard, une grue surpuissante est en train d’être mise en place pour soulever une grande partie de la structure. Et libérer le cargo.
Si tout va bien, le 1er avril, le Glorious Sky se verra enlever le poids qu’il a sur l’estomac depuis le 12 février dernier. Ce jour-là, déséquilibrée par les bourrasques de la tempête Nils (mesurées pour les plus fortes à 108 km/h), une grue de déchargement du port de Sète, un beau bébé de 600 tonnes, s’est abattue sur le pont du cargo pouvant transporter 600 000 tonnes de céréales.
Une grue exceptionnelle
Après des expertises et la recherche de la meilleure solution, cela commence à bouger du côté du quai I. Une grue, d’un fort beau gabarit, pouvant soulever jusqu’à 1 500 tonnes, est en cours de construction tout près des lieux du sinistre. Une noria de camions est en train d’acheminer toutes les pièces de cet impressionnant engin de levage. « C’est une grue exceptionnelle, confirme Denis Igert, le directeur du port de commerce. Elle sera épaulée aussi par deux autres grues. »
Il reste encore deux parties à enlever
Si les éléments qui jonchaient côté quai ont été déjà démantelés, il reste maintenant à ôter la flèche qui pend le long de la coque, côté mer, ainsi que le reste de la structure posé sur le pont. Pour la première, une nacelle sera déployée par une grue de soutien, pendant que la plus puissante, une Mediaco, sécurisera la partie la plus lourde. Depuis la nacelle, la flèche sera découpée en plusieurs morceaux. Une fois cette partie enlevée, il s’agira ensuite de dégager la plus grande partie de la grue abattue. La délicate opération de levage est calée pour le 1er avril à condition que le vent ne soit pas trop fort. La limite est de 30 km/h.
Voir l’état du cargo une fois les restes enlevés
« Il faudra alors regarder l’état du cargo pour voir s’il peut repartir avec quelques réparations ou être envoyé dans un chantier naval », annonce Denis Igert. Décision sera prise aussi à ce moment-là de savoir si les 20 000 tonnes de céréales encore présentes dans les cales sont utilisables ou pas. Pendant ce temps-là sur le quai, il faudra également refaire le convoyeur de marchandises broyé par la chute de la grue Mague et entamer des réparations sur un autre engin de levage mobile qui a été percuté par cette grue avant de basculer. Tout cela aura un certain coût. Rien que l’intervention de la Médiaco est chiffrée à plus d’un million d’euros.







