Lilly Wood and the Prick à Paloma à Nîmes : "On avait envie d’un album plus dansant, plus enlevé"

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Le duo français d’électro-folk Lilly Wood and the Prick sera sur scène à Paloma à Nîmes le samedi 21 mars.

Le groupe Lilly Wood and the prick a 20 ans…

Nili : C’est un chouette anniversaire.

Benjamin : 20 ans, un cinquième album. Parfois, on ne se rend pas compte. On ne regarde pas forcément en arrière, mais on est très heureux d’être là.

Comment a évolué votre relation pendant ces années ?

Benjamin : Très bien, puisqu’on est encore là, à travailler ensemble, à s’amuser, à faire des tournées. Cela se construit peu à peu, c’est beaucoup d’écoute, de compromis. On a toujours envie de faire de la musique, de partager, d’échanger, d’être créatif, de s’ouvrir à d’autres personnes. Sur cet album, on a travaillé avec des nouveaux venus, avec Myd pour la réalisation, avec Dan Black du groupe The Servant pour le titre Dark Blue. Pour nous, c’était nouveau de collaborer avec autant de personnes.

Que recherchiez-vous dans la collaboration avec Myd ?

Nili : On avait envie d’un album plus dansant, plus enlevé. On a toujours eu des touches électroniques dans nos précédents albums mais de façon plus sinueuse. On avait envie d’être bien entouré pour le faire vraiment et on a toqué à la bonne porte. En plus de nous avoir apporté ces sonorités qu’on ne maîtrise pas forcément, humainement, cela a été aussi une super expérience.

Il faut se renouveler, dans la vie. C’est important pour continuer à s’amuser, de ne pas servir la même recette tout le temps. C’est une forme de respect pour les gens qui nous écoutent, de leur montrer qu’on prend des risques, qu’on essaie d’aller un peu plus loin.

Le disque s’appelle Christina. Qui est Christina ?

Benjamin : Christina, c’est un peu nous deux. On a toujours été considéré comme un animal à deux têtes. Cette fois, on a jumelé et peut-être que Christina n’est qu’une seule personne. C’est aussi une référence au clip, où on a joué ce côté fusion. Mais chacun peut l’interpréter comme il veut.

Cet album est né aussi de la frustration après le précédent que vous n’avez pas pu défendre comme vous le souhaitiez…

Benjamin : Le précédent est sorti à la fin du Covid, c’était compliqué de faire des tournées. C’est pour cela qu’on a tout de suite enchaîné sur un nouvel album. Il ne fallait pas se laisser abattre. Là, on est satisfait et on a vraiment hâte de pouvoir le défendre sur scène.

On sent une énergie très joyeuse dans ce disque…

Nili : Oui, c’est vrai. C’est difficile de faire de la musique heureuse. C’est plus difficile que d’écrire des chansons tristes. Quand on est heureux, ça demande une vraie discipline d’aller s’enfermer en studio plutôt que d’aller s’amuser. Mais je pense qu’en vieillissant, on apprend à être moins adolescent dans l’écriture, à être plus léger. Les histoires d’amour qui finissent mal, on en a vite fait le tour. On avait envie de diversifier nos émotions.

« En vieillissant, on apprend à être moins adolescent dans l’écriture »

Il y a un équilibre subtil dans ce disque, qui sonne très actuel et qui est nourri par tout ce que vous avez écouté avant…

Nili : Nos cultures musicales sont un peu antiques, même si on essaie de bien s’entourer et d’écouter des choses qui sortent aujourd’hui. On est dans une nostalgie, pas seulement pour la musique, mais aussi pour l’architecture, la déco…

Par rapport à vos précédents disques qui étaient assez folks, celui-ci est plus pop…

Benjamin : La pop englobe beaucoup de choses. On a toujours eu des bribes d’électronique, des synthés… Sur celui-ci, on a accentué ce côté. On a toujours été entre le rock, la folk, la pop, l’électro. Cet album est l’aboutissement de cette pluriculture musicale, c’est plus affirmé.

Pour le défendre sur scène, vous ne serez que tous les deux…

Benjamin : On avait envie de se mettre en danger, de recentrer le projet sur l’origine du groupe. C’était intéressant de proposer autre chose. Il faut conquérir la scène et le public à deux. Forcément, cela nous amène ailleurs, vers un côté performance artistique. On va être plus dans le corps, le mouvement.

Nili : On a aussi réarrangé tout notre répertoire pour qu’il colle à l’ADN du dernier album. C’est l’occasion pour notre public de découvrir une nouvelle lecture de morceaux qu’ils connaissent depuis longtemps. Cela va se vivre collectivement et c’est assez excitant…

Samedi 21 mars, 20 h 30. Paloma, 250 chemin de l’Aérodrome, Nîmes. De 25 € à 29 €. 04 11 94 00 10.

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