À Trèves, une maison de naissance a dû suspendre les accouchements dans sa salle principale après la plainte d’un voisin dérangé par les cris des femmes en travail.
À Trèves, en Allemagne, une maison de naissance a été contrainte de suspendre les accouchements dans sa salle principale après la plainte d’un voisin incommodé par les cris des femmes en travail.
Incommodé par les cris lors des accouchements, un riverain saisit la justice
Depuis plusieurs années, l’établissement associatif accompagne les futures mères tout au long de leur grossesse, sans présence de médecins, dans un cadre plus intime. Plus de 15 000 euros avaient été investis pour aménager une salle dédiée, équipée notamment d’une baignoire d’accouchement, plébiscitée par 90 % des familles.
Mais tout a basculé il y a une semaine. Un riverain habitant à une dizaine de mètres la structure, a déposé plainte et saisi la justice administrative pour nuisances sonores. Il dénonce les cris de douleur des futures mamans, relatait le 13 mars.
« C’est une catastrophe »
Sans aller jusqu’à un jugement, le tribunal a toutefois laissé entendre que la salle ne pouvait plus être utilisée pour des accouchements. Pour éviter des sanctions plus lourdes, la ville et le plaignant ont donc trouvé un accord : la pièce reste ouverte, mais uniquement pour le suivi de grossesse, plus pour les naissances.
« C’est une catastrophe, surtout pour les familles », déplore Sarah Wolff, responsable de la maison de naissance, encore sous le choc. Cette restriction réduit mécaniquement le nombre de femmes pouvant être accueillies.
Installée au quatrième étage d’une résidence pour personnes âgées gérée par une association, la structure espère désormais récupérer l’usage de la salle. La municipalité envisage de réexaminer la situation et étudier la possibilité d’une aide financière.







