"Elle a éveillé les pulsions sexuelles de son élève"… Une professeur biterroise condamnée pour détournement de mineur

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Une professeur de sciences appliquées qui enseignait dans un établissement biterrois a été condamnée à de la prison avec sursis. Elle a écrit "pour le choquer et le faire réagir", dit-elle, un message à caractère pornographique à un élève de 16 ans qui avait des vues sur elle.

« C’est une maman qui ne peut plus aller aux sorties scolaires de son enfant, insiste Me Victoria Banes. Elle était désemparée face à l’attitude de son élève. Elle n’a pas su dire à sa hiérarchie ‘cet élève me fait des avances, il est dans la séduction’. Et elle a eu le tort de lui envoyer des messages. Elle le paye très cher. » La cliente de Me Banes, une professeur biterroise de 35 ans, était jugée devant le tribunal de Béziers, ce jeudi 19 mars 2026, pour avoir envoyé un message à caractère pornographique à l’un de ses élèves âgé de 16 ans.

C’est le frère de la jeune victime qui avait appelé, le 1er octobre 2025, le 119 pour signaler les faits et ces échanges anormaux alors qu’il venait de découvrir les messages sur le téléphone de son cadet. Le 20 novembre, la professeur se verra suspendue sans explications précises, gardant son salaire. La situation perdurera jusqu’à ce jeudi 19 mars.

« Désemparée face au comportement de son élève »

« J’ai fait un rêve, j’ai 18 ans et nous pouvons coucher ensemble, avoir plusieurs relations. Je te faisais une fellation. » Telle était la teneur du message. Et la mère de famille a expliqué l’avoir écrit à son élève « pour le calmer en le choquant ». Mais ce sont ces mots qui vaudront à l’enseignante, spécialisée dans les sciences appliquées, d’être condamnée à 12 mois de prison avec sursis probatoire pour détournement de mineur. La mère de famille a aussi écopé d’une interdiction de toute activité en contact avec les mineurs pour une durée de trois ans. Et cela avec une exécution provisoire.

Selon le tribunal, l’enseignante, qui animait par ailleurs un module d’enseignement sur la sexualité, aurait, par ces mots, « éveillé les pulsions sexuelles de ce mineur ». La trentenaire aurait tout simplement dû en référer à la direction de son établissement sans rien faire d’autre, d’autant qu’il apparaît lors des auditions que le jeune homme aurait été insistant dans son comportement.

Sa condamnation figure sur son casier judiciaire

« Oui, ma cliente n’aurait jamais dû envoyer de tels propos. Mais elle était désemparée face au comportement de son élève. Elle lui a demandé s’il était consentant pour recevoir des messages de sa part et elle lui a écrit pour le provoquer. Pour qu’il cesse ses agissements. Elle n’a jamais voulu corrompre ce jeune », a encore fait savoir Me Banes.

L’enseignante va être sanctionnée par l’Éducation nationale. Sa condamnation figurant sur son casier judiciaire, elle ne pourra plus enseigner. Quant à la mère de l’élève, présente à l’audience ce jeudi, elle n’a pas sollicité de dommages et intérêts pour son fils. Elle a en revanche demandé une sanction pour la professeure. À noter que le parquet avait requis une peine plus lourde que la décision du tribunal. Il n’a pas été suivi.

L’enseignante a dix jours pour faire appel de cette décision de la justice.

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