Municipales à Nîmes : entre victoire, désillusion et forte percée, une soirée de second tour mouvementée

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Alors que Vincent Bouget va devenir, au terme de son élection par le futur conseil municipal, le maire de Nîmes, analyse d’une soirée de tensions dans les différents camps.

Voilà bien un scrutin qui aura mis le temps à se définir, tant le champ ouvert aux électeurs par les candidats nîmois a laissé place à beaucoup d’incertitudes. Cinq listes au départ, une droite qui aura payé au prix fort sa division, une extrême droite qui a bien failli faire le casse du siècle. Et, au final, l’union de la gauche qui l’emporte relativement largement.

La participation, cet élément décisif

Bien malin cependant celui qui aurait prédit de tels résultats à l’issue du premier tour. Avec un Rassemblement national sorti en tête des urnes, une alliance de circonstance – mais à laquelle personne n’a jamais vraiment cru – entre Franck Proust et Julien Plantier, la mobilisation des électeurs, un peu en retrait dimanche dernier, allait être décisive pour l’avenir de Nîmes. Et ce fut le cas, puisque les Nîmois se sont davantage mobilisés par rapport au premier tour, avec 58,49 % de participation, contre 51,04 % au premier tour.

Mais est-ce vraiment la gauche la grande gagnante de ce scrutin, ou plutôt la droite qui apparaît comme la grande perdante, Les Républicains perdant leur plus grande ville en France. La succession de Jean-Paul Fournier, qu’il n’a pu réussir préparer lui-même correctement, aura été plus difficile que prévue pour ceux qui l’incarnaient, Franck Proust et Julien Plantier. Divisés depuis plus d’un an, leur alliance éclair négociée en quelques heures à l’issue des résultats du premier tour aura fait flop auprès des votants : alors que chacun avait récolté 19,55 % et 15,55 % des voix dimanche dernier, Franck Proust et Julien Plantier réunis ont plafonné à 21,51 %. Un véritable revers et seulement six sièges obtenus dans le prochain municipal. Le coup est très rude.

La très forte percée du RN

Parti le plus tardivement dans cette campagne, Julien Sanchez, député européen et désigné par le Rassemblement national pour tenter de rafler la mise à Nîmes, aura presque remporté son pari. À défaut de s’asseoir dans le fauteuil de maire, deuxième du scrutin avec 37,52 % des voix, il obtient une progression fulgurante de son parti dans la cité des Antonins, qui pourrait avoir des répercussions sur les prochaines échéances électorales, à commencer par les sénatoriales. Alors qu’en 2020, Yoann Gillet n’avait atteint que 12,92 % au second tour, avec presque 25 points de plus, Julien Sanchez ancre encore un peu plus dans le Gard le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen et offre 11 sièges d’opposition au RN. À noter cependant que le député européen compte effectuer un recours contre cette élection.

Mais c’est donc la gauche, avec dix partis hors LFI réunis autour de Vincent Bouget, qui se voit récompensée d’une campagne sous le signe de l’union. Avec 40,97 % des voix, Vincent Bouget fait quasi, à un point près, le même score que Jean-Paul Fournier en 2020 (41,96 %). Reste à présent au représentant du parti communiste d’écrire une nouvelle page de l’histoire de Nîmes.

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