une étudiante juive de l’école des Mines de Paris porte plainte

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Une croix gammée dessinée sur une crêpe, postée sur Instagram. Une élève de confession juive d’une formation privée liée à la prestigieuse école des Mines Paris-PSL a déposé plainte pour « injure à caractère antisémite« , a-t-on appris mardi 24 mars 2026 de source proche du dossier. Cette plainte, déposée en début de semaine auprès du tribunal judiciaire de Paris, dénonce également une « provocation à la haine » et un « harcèlement moral ».

Une crêpe préparée par un autre élève

La plaignante, jeune femme de confession juive, est élève de l’Albert School, un établissement d’enseignement supérieur privé du 10e arrondissement de Paris, qui propose des diplômes conjoints avec la réputée école d’ingénieurs des Mines Paris-PSL. Selon elle, un élève aurait préparé en fin de semaine dernière cette crêpe recouverte d’une croix gammée dessinée avec de la pâte à tartiner. La scène aurait été filmée par un autre élève, diffusée via une story sur Instagram dont la plaignante a aussi été destinataire.

La plainte relève que ces « agissements » ne sont « pas isolés » et pointe un « contexte de répétition d’actes antisémites » dont la jeune femme se dit « victime ». La plaignante dit avoir retrouvé « à plusieurs reprises ses roues de voiture crevées » et dit avoir été confrontée « à des comportements hostiles » et « stigmatisants » d’élèves en « raison de son appartenance religieuse ».

Deux étudiants suspendus

« Les faits qui sont dénoncés sont particulièrement graves et se déroulent dans le cadre d’une annexe des Mines, l’élite intellectuelle de nos jeunes », souligne Me Vanessa Edberg, avocate de la plaignante, sollicitée par l’AFP. Contacté par l’AFP, Grégoire Genest, président de l’Albert School, a indiqué que l’étudiante s’est plainte lundi auprès de l’administration de l’établissement du comportement de deux étudiants qui auraient commis des actes antisémites.

Ces deux étudiants ont été convoqués mardi matin et suspendus « le temps que les conseils de discipline puissent se réunir et statuer », a-t-il ajouté, soulignant que « l’établissement n’a aucune tolérance d’actes discriminatoires quels qu’ils soient et réagira toujours de façon rapide à tous ces actes ». « Ma cliente est profondément affectée », poursuit Me Edberg, appelant à « une véritable prise de conscience » devant des « actes antisémites devenus récurrents » au-delà de ce dossier particulier.

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a récemment fait valoir que « les actes antisémites se sont situés en 2025 à un niveau historiquement élevé » avec « 1 320 actes recensés par le renseignement territorial ». « Sur les vingt-cinq dernières années, les actes antisémites n’ont jamais été aussi élevés que les trois dernières années dans un contexte de très forte hausse à la suite du 7 octobre 2023 », a-t-il poursuivi.

AFP

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