Grâce à l’intervention d’un témoin, le pire a été évité à l’école de la Calendreta de Gradons, dans le quartier de Rochebelle.
Ce mardi matin, très tôt, l’école de la Calendreta de Gardons, à Rochebelle, a été visée par des dégradations. Un incendiaire a tenté d’incendier les locaux. De source proche de l’enquête, on assure que le mode opératoire se rapproche des constatations réalisées vendredi dernier, à l’école des Promelles, où là aussi, un produit inflammable a été utilisé pour démarrer un incendie. Il s’agit donc de la deuxième école touchée par ce type d’attaque à Alès, en une semaine.
« C’est inquiétant, déclare Abdelkrim Grini, le procureur de la République d’Alès. S’il est trop tôt pour confirmer la connexion entre les deux évènements, il est étonnant de constater que les modes opératoires sont très proches. Du liquide inflammable a été aspergé sur les murs de l’établissement. Le début d’incendie a été traité par un tiers qui est intervenu. Les investigations sont en cours pour dégradation par incendie et tentative de destruction par incendie. On prend ces faits très au sérieux. Le commissariat d’Alès est saisi des faits, l’enquête démarre juste. »
Un lien avec le trafic de stupéfiants en cours de vérification
Les policiers de l’identité judiciaire ont effectué des prélèvements. « Dans cette affaire, l’audition d’un témoin a déjà été réalisée », confirme le procureur.
À la question de savoir s’il est possible d’établir un lien entre la situation géographique des établissements (Les Promelles et Rochebelle) et le trafic de stupéfiants qui rongent ces quartiers, le procureur n’écarte aucune possibilité : « C’est une hypothèse sur laquelle nous travaillons. Il pourrait s’agir de représailles de la part des bandes que nous pourchassons depuis plusieurs mois. Ça pourrait être leur réponse. Tout le monde est sur le pont pour parvenir à identifier et interpeller dans les meilleurs délais les responsables de cet acte. Une école, c’est un sanctuaire qu’on ne doit pas toucher. »






